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Faut il revoir les seuils sociaux dans les entreprises?

C'est l'une des questions qui fâchent les syndicats et qui explique, notamment, le boycott partiel de la troisième conférence sociale par la CGT et Force ouvrière.

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(François Hollande ouvre la troisième conférence sociale © REUTERS/Benoit Tessier)

Après les concessions du Premier ministre au patronat sur le compte pénibilité et la simplification du code Travail, les principaux syndicats sont vent debout contre une remise à plat des seuils sociaux dans les entreprises.

 

De quoi parle-t-on précisément?

 

En France, les entreprises sont confrontées à certaines obligations lorsqu'elles dépassent des seuils d'effectifs. Par exemple, passer de 10 à 11 salariés,  implique la mise en œuvre d'élection de délégués du personnel. Et à partir de 50 salariés, l'entreprise devra créer un comité d'entreprise ou recourir à un plan social en cas de licenciement économiques.

 

Pourquoi le gouvernement envisage-t-il de réviser ces seuils sociaux?

 

 

Parce que les organisations patronales le réclament depuis des années. Elles affirment que ces seuils sont un véritable frein pour l'embauche et que les relever permettraient de créer un nombre considérable d'emplois. Une vision que partage l'économiste Christian Saint Etienne, également membre de l'UDI. Il prône notamment un relèvement du seuil de 50 à 75 salariés.

 

Christian Saint Etienne, économiste universitaire.
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Le ministre du Travail s'est dit prêt à suspendre pendant trois ans l'enclenchement des seuils sociaux dans les entreprises afin de voir si oui ou non, cela crée de l'emploi. Les syndicats eux rétorquent que c'est la mort du dialogue social.

 

Airbus s'éveille un peu plus à la Chine.

 

L'avionneur européen vient de décrocher un très gros contrat. Il va fournir 123 hélicoptères civils à trois entreprises chinoises. Le montant n'a pas été dévoilé. L'an dernier, Airbus a livré un peu plus de 130 avions en Chine, soit 20% de sa production mondiale.

 

 

Grâce à Dacia et à l'Europe, Renault tire son épingle du jeu.

 

Le constructeur français a vendu 1 million 370 mille véhicules dans le monde au premier semestre. C'est presque 5% de plus qu'il y a un an. Une fois n'est pas coutume, c'est en Europe que les ventes ont fortement progressé. Au Portugal, notamment et en Grande Bretagne. Si la Clio 4 et le Crossover Captur ont rencontré leur public, c'est la marque low cost Dacia qui progresse le plus fortement. Hors Europe, les ventes de Renault ont en revanche baissé avec un effondrement marqué dans des pays émergents comme l'Algérie, la Turquie ou l'Argentine.

 

 

Un accord qui devrait satisfaire un très grand nombre de restaurateurs.

 

Ils contestaient le niveau de commission prélevée par la société Edenred qui distribue les Ticket resto. Dans le cadre du passage au titre dématérialisée, Edenred réclamait en effet des taux plus élevé que pour les titres papiers. Après négociation, un accord tarifaire a été signé entre l'UMIH, la principale organisation patronale de l'hôtellerie et Edenred. La plupart des restaurateurs français vont ainsi bénéficier d'une moindre commission indique Laurent Delmas, directeur général d'Edenred France.

 

Laurent Delmas, directeur général d'Edenred France.
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(François Hollande ouvre la troisième conférence sociale © REUTERS/Benoit Tessier)