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Sur les réseaux sociaux, nous sommes tous des singes

Une journée sur les réseaux sociaux, en compagnie d'Erwann Gaucher, journaliste et consultant "nouveaux médias". A la Une ce mardi : sur les réseaux sociaux, nous sommes tous des singes. 

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Si je vous dis Dani Alves, les vrais supporters pensent tout de suite aux FC Barcelone. Mais depuis deux jours, ce n'est pas pour un but que le joueur brésilien est au centre des réseaux sociaux.
Dimanche, lors d'un match remporté par son équipe à Villarreal, Dani Alves a été victime de l'une de ces insultes racistes qui pourrissent les tribunes de certains championnats, puisque des pseudos-supporters lui ont jeté une banane.

Sur les réseaux, les personnalités se mobilisent avec #weareallmonkeys

D'abord grâce à la réaction du joueur, qui avant de tirer son corner, a ramassé et mangé la banane comme si de rien n'était, comme un défi lancé à la figure des imbéciles qui lui avaient jeté. Un geste dont la vidéo a fait le tour des réseaux et provoqué une réaction impressionnante, à laquelle Dani Alves ne s'attendait sûrement pas.

Des dizaines de personnalités ont décidé de reprendre son geste, en soutien à tous les joueurs victimes d'insultes et de geste racistes dans les stades. Depuis 48h, sur Twitter, Facebook, Instagram, on voit ainsi des sportifs se prendre en photo en train de manger des bananes : l'ancien footballeur Roberto Carlos, l'international Sergio Aguero, Eric Abidal et bien d'autres se sont lancés, avec le #we are all monkeys, "nous sommes tous des singes".  Sur Instagram, la photo du brésilien Neymar a été likée plus d'un demi-million de fois, et même le premier ministre italien Matteo Renzi a participé au mouvement.  Les Bretons interdits de Stade de France samedi... la rumeur court sur les réseaux ----------------------------------------------------------------------------------Ce sera samedi prochain, et le vainqueur sera forcément breton puisque Rennes affronte Guingamp. Et à cette occasion, les bretons ont été un peu trop vite chatouilleux sur les réseaux sociaux. Un tweet a en effet mis le feu aux poudres : le match aurait été classé à haut risque par le ministère de l'Intérieur qui aurait pris des mesures drastiques : accès au stade interdit aux Bretons avec contrôle de justificatif de domicile et même fermeture des crêperies de Paris pour empêcher tout rassemblement intempestif de Bretons. De quoi en indigner plus d'un sur les réseaux,[ qui se sont empressés de faire circuler le scandale.](http://www.footballfrance.fr/football/france/2014/04/finale-de-coupe-de-france-les-bretons-interdits-de-stade-de-france-par-manuel-valls/2566) Mais tout ça n'était qu'un canular tiré d'un site parodique FootballFrance.fr, une sorte de Gorafi du sport. Beaucoup de gens ont pourtant pris cela au sérieux, relayant partout la rumeur sans prendre le temps de jeter un oeil au site qui annonce clairement la couleur avec son slogan "Pour une actualité sportive qui se veut vraie, mais fausse".Deux magistrats poursuivis pour avoir tweeter pendant un procès ---------------------------------------------------------------Cela se passait en novembre 2012, lors d'un procès pour tentative de meurtre aux Assises des Landes. L'avocat général et l'un des juges avaient été surpris en train de tweeter publiquement sur le procès, dialoguant entre eux. "Bon, ça y est, j'ai fait pleurer le témoin..." [tweetait ainsi l'avocat général, tandis que l'autre magistrat se demandait "un assesseur exaspéré qui étrangle sa présidente, ça vaut combien ?"](http://www.20minutes.fr/societe/1051898-enquete-interne-ouverte-apres-echanges-tweets-entre-magistrats)Les deux magistrats ont depuis quitté Twitter, mais le Conseil Supérieur de la Magistrature, lui, n'a pas apprécié du tout et avait demandé la mutation d'office de l'avocat général, estimant que l'affaire avait eu "des conséquences désastreuses pour l'image de la justice".
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