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Notre-Dame-des-Landes : "Mon arme, c'est ma plume". Françoise Verchère

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Depuis samedi, cela s'accélère du côté de Notre-Dame-des-Landes. Le président de la région a demandé l'évacuation du site, la zone ZAD. Le collectif des élus qui doutent de la pertinence de l'aéroport Notre-Dame-des-Landes a répondu qu'il n'en est pas question. 
Article rédigé par
Radio France
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Franceinfo (Franceinfo)

Selon la co-présidente du collectif,  Françoise Verchère, aussi conseillère générale
de Loire-Atlantique du Parti de gauche, "les incidents de Nantes ont
remis les projecteurs sur Notre-Dame-Des-Landes mais d'une manière assez triste
puisque le grand succès de la manifestation ont été occulté par les événements
qui ont suivi et on tenté de discréditer notre cause."
. L'élue
rappelle pourtant que :

"56% des Français pensent que cet aéroport est
inutile".

Il y a pourtant des critiques qui avancent que les opposants
comme Françoise Verchère sont la vitrine légale pendant qu'il y a des casseurs
en base arrière. "J'ai été obligée de me pincer pour croire cette
expression du préfet nous traitant de
"vitrine légale d'un mouvement armé'"
répond la conseillère générale. "Il faut rappeler que nous luttons
contre ce projet inutile et destructeur depuis au moins 14 ans. C'est depuis 4
ou 5 ans, que nous avons été obligés à une occupation du terrain pour arriver à
l'irréversible. Nous, en tant qu'élus, nous avons participé à la discussion.
Mais je découvre qu'il y a une vérité officielle et une vérité d'Etat. Il est
plus facile pour l'Etat de tenter de nous discréditer en disant que nous sommes
tous des casseurs."

Dans ces conditions, la violence est-elle devenue
irréversible? "Moi je souhaiterais qu'il n'y en ait plus" , mais...
"Ce projet reste mauvais, même s'il y a eu une vitrine de Vinci qui a
été cassée."
Il y a aussi d'autres recours que la défense physique sur
la zone. L'élue donne le contre-exemple de l'université Paris VII de Diderot
"dont le permis de construire vient d'être annulé. Elle a pourtant été
construite depuis 2 ans! Alors nous ne pouvons pas rester les bras croisés en
attendant que la justice nous dise :
'vous aviez raison'."

Le collectif a prévu une nouvelle manifestation les 5 et 6
juillet prochains : "ce mouvement de l'été est un mouvement
régulier"
confirme-t-elle tout en précisant qu'ils ne sont "pas
des va-t-en-guerre"

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