Rémunérations : les salaires devraient augmenter en 2022, selon une étude

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Une bonne nouvelle : en 2022, les entreprises devraient augmenter les salaires. C'est en tout cas le résultat de l’enquête annuelle du cabinet de conseil Deloitte. Le décryptage de Fanny Guinochet.

Article rédigé par
Fanny Guinochet - franceinfo
Radio France
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Temps de lecture : 1 min.
Des bulletins de paie. (JULIO PELAEZ / MAXPPP)

Avec le Covid-19, cela fait deux ans que les salaires sont gelés ou presque. De véritables années blanches. Selon l’enquête annuelle du cabinet de conseil Deloitte, pour près d'un actif sur deux, le salaire est resté stable et quand il a augmenté, c’est à peine de 0,6%. Là, avec la reprise, les hausses pourraient atteindre jusqu’à 1,8% l'an prochain. C'est à dire presque les niveaux d’avant la crise, puisqu’en 2019, l’étude enregistrait une moyenne autour de 2,5%.

Certes, il y a encore de la prudence de la part des employeurs face à l’avenir mais dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre, de difficultés de recrutement, et après une période compliquée, où les salariés ont souvent fait des efforts, les entreprises savent que pour garder leurs équipes, l’augmentation est souvent le passage obligé. Les attentes sont fortes du côté des salariés. C’est une demande récurrente des syndicats et un sujet qui promet d’être au cœur des débats à Matignon où Jean Castex reçoit les partenaires sociaux.

Sans surprise, les profils les plus demandés sont ceux en position de force pour négocier, dans l’informatique, le numérique et la santé. Il est intéressant aussi de noter qu’avec le télétravail, l’écart de salaire entre l’Île-de-France et les autres régions se réduit et qu’il va encore avoir tendance à diminuer avec le départ de nombreux cadres parisiens en régions. Installés à Lille, Bordeaux, Marseille, ils gardent leur niveau de rémunération.

Les inégalités salariales entre les hommes et les femmes perdurent

L’étude montre que l’écart entre les hommes et les femmes s’est légèrement creusé ces deux dernières années, alors qu'il avait plutôt tendance à se réduire. Mais la crise a pénalisé les femmes, plus nombreuses à travailler dans les services, la restauration, le commerce. Des secteurs très touchés par la pandémie où l’activité s’est souvent arrêtée ou a été fortement dégradée.

Dans cette période, les femmes ont souvent refusé des contrats pour s’occuper des enfants ou de la maison, ce qui limite les progressions de carrière et donc de salaires.

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