Pour limiter l’impact de la flambée du carburant, Valérie Pécresse évoque la piste du forfait kilométrique

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Valérie Pécresse estime que les employeurs devraient participer un peu plus aux frais de carburants. Le décryptage de Fanny Guinochet.

Article rédigé par
Fanny Guinochet - franceinfo
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Un conducteur fait le plein dans une station-service. (AURÉLIEN ACCART / RADIO FRANCE)

Face à la hausse des prix du carburant, la présidente de la région Île-de-France et candidate à la présidentielle Valérie Pécresse, propose de relever le plafond du forfait kilométrique pris en charge par l’employeur. 

D’abord, quelles sont règles concernant la prise en charge des  frais de carburants par les employeurs ? La première, c’est que l’employeur n’est pas tenu de prendre en charge vos frais de carburants si vous venez travailler en voiture. Il peut participer, en partie ou totalement, mais ce n’est pas obligatoire. En revanche, si vous utilisez les transports en commun, (le train, le métro, le bus… ), pour ce même trajet domicile travail, votre employeur doit payer jusqu’à 50% de ces frais. À Paris par exemple, les employeurs remboursent la moitié du pass Navigo, à Lyon, c’est l’abonnement TCL... Et si vous prenez votre véhicule personnel pour un déplacement professionnel, il y a une prise charge kilométrique obligatoire, en fonction du type de voiture, de sa puissance. Cette prise en charge se fait selon un barème fixé par le ministère des Finances, dans la limite d’un plafond. Nous vous épargnons le détail de cette grille qui est complexe. 

Ce que veut dire Valérie Pécresse, c’est que les employeurs devraient participer un peu plus aux frais de carburant. Mais, eux, soulignent qu’ils subissent déjà de plein fouet cette hausse des prix, pour faire venir les matériaux, pour les livraisons, et que leur activité est déjà suffisamment pénalisée par la flambée des carburants comme ça ! Le risque étant qu’ils répercutent la hausse sur le client. Ils expliquent aussi que, pour les salariés qui font beaucoup de trajets professionnels, en général, l’employeur met à disposition des voitures de sociétés ou de fonction, dans lesquelles ils paient le plein d’essence. Le salarié n’a donc rien à débourser. 

Le gouvernement veut éviter tout mouvement style "gilets jaunes" 

Le gouvernement, lui, est plutôt sur l’idée d’un chèque carburant. C’est la piste privilégiée. Un chèque essence sur le modèle du chèque énergie, qui bénéficie à près de six millions de foyers modestes. L’idée, c’est aider les plus démunis qui prennent leur véhicule pour travailler mais pas que. L’exécutif veut aussi inclure d’autres catégories, comme les retraités pauvres, par exemple, qui ont besoin de leur voiture pour se soigner. L’objectif du gouvernement est d’éviter une contestation type "gilets jaunes". On devrait en savoir plus sur ce chèque carburant cette semaine.

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