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Le décryptage éco. Bientôt des taxis volants sur les fleuves ?

Lundi et jusqu'à jeudi, vous verrez peut-être à Paris, des engins volant sur l’eau, des sortes d’hydroglisseurs juste au dessus des vagues. La société Sea Bubbles fait des tests pour lancer bientôt des taxis volants. Le décryptage de Fanny Guinochet ("L'Opinion").

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Présentation des Sea Bubbles sur la Seine, en mai 2018.
Présentation des Sea Bubbles sur la Seine, en mai 2018. (RADIOFRANCE / BENJAMIN MATHIEU)

Bientôt des taxis volants sur les fleuves ? C’est l’espoir en tout cas de la start-up française Sea Bubbles et du navigateur-inventeur Alain Thébault, qui développent ces petits bateaux blancs testés sur la Seine à Paris du lundi 16 septembre jusqu'à jeudi. Grace à un système d’ailerons immergés, des véhicules en verre, qui ressemblent à de grosses bulles, sont maintenues hors de l'eau à 50 centimètres au-dessus des vagues et ils avancent grâce à la propulsion électrique.  

Une commercialisation prévue au printemps 2020

Après des années de tests, Sea Bubbles espère qu’au printemps, ces taxis volants circuleront en France On se souvient pourtant que la start-up avait quitté l’hexagone, en 2017, parce qu’elle n’avait pas pu développer ses prototypes sur la Seine des normes l’obligeaient à limiter la vitesse de ses bateaux. Du coup, pour continuer ses expérimentations, elle s’était exilée en Suisse sur le lac Léman.  

C’était devenu un symbole des lourdeurs administratives françaises, de toutes ces normes qui parfois freinent l’innovation. Cette fois, grâce à une dérogation de la préfecture de la région Île-de-France, qui est intéressée par le concept, Sea Bubbles peut faire naviguer ses prototypes à 30 km/h. Et normalement, c’est zéro bruit, zéro vague, zéro émission de CO2.  

Offrir une alternative à la voiture

Plusieurs grandes villes sont déjà intéressées, d’autant que Sea Bubbles travaille aussi sur un projet de bus flottant sur l'eau, appelé Flybus, capable de transporter une cinquantaine de personnes. Le coût de ces véhicules pour l’instant n’est pas donné, au moins 200 000 euros par taxi. Mais malgré ce tarif, de nombreux clients américains, chinois et européens se pressent au portillon.

Une rentabilité pas encore acquise 

Nombreux sont ceux qui croient à cette alternative et voient un marché qui se chiffrera en milliards d’euros. C’est la course actuellement entre plusieurs start-up et investisseurs pour trouver l’innovation qui s’imposera. Sea Bubbles semble avoir de l’avance, et a déjà fabriqué des bateaux en Suisse, lancé la production industrielle en Thaïlande mais est-ce que l’innovation sera rentable ? Pour l’instant, c’est loin d’être le cas Mais si le taxi volant s’impose et le Flybus décolle, Sea Bubbles vise une mise en bourse d’ici cinq à sept ans.                       

Présentation des Sea Bubbles sur la Seine, en mai 2018.
Présentation des Sea Bubbles sur la Seine, en mai 2018. (RADIOFRANCE / BENJAMIN MATHIEU)