Ça va un peu mieux pour Air France

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Très touchée par la crise, la compagnie aérienne Air France vient tout juste de publier ses résultats pour le 3e trimestre, et les clients ont plutôt été au rendez-vous. Le décryptage de Fanny Guinochet.

Article rédigé par
Fanny Guinochet - franceinfo
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Des avions Air France sur l'aéroport de Roissy Charles de Gaulle. (JACK GUEZ / AFP)

C’est la première fois depuis le début de la crise Covid, que le résultat opérationnel d’Air France revient légèrement dans le vert : 132 millions d’euros. Ce n’est pas le Pérou mais Air France réduit ses pertes et c’est un véritable espoir pour la compagnie qui a vu ses avions cloués au sol pendant plusieurs mois, et qui en pleine pandémie, l’an dernier, perdait 10 millions d’euros par jour. Air France a réussi une belle saison estivale, avec 66% de vols par rapport à 2019. Signe qu’une partie de la clientèle est revenue, surtout sur les vols intérieurs ou moyens courriers, notamment grâce à la compagnie low cost d’Air France, Transavia, qui a tiré l’activité avec ses liaisons vers l'Espagne, la Grèce, ou le Portugal. En revanche, sur les long-courriers, le trafic est resté très limité, notamment avec l'Asie, où la situation sanitaire n’est pas encore stabilisée.  

En revanche, avec les États-Unis, les liaisons vont bientôt reprendre, le gouvernement américain a donné son feu vert, ce sera le lundi 8 novembre, et c’est une vraie bonne nouvelle pour Air France qui réalise 40% de son chiffre d’affaires sur les liaisons avec l’Amérique du Nord. Pour cette fin d’année, la compagnie espère aussi attirer des clients avec l’ouverture de vols vers la Jordanie, par exemple. Le contexte économique reste toutefois très fragile, la reprise se fait très doucement. Par exemple, la clientèle affaires se fait toujours attendre.     

Une situation financière qui reste difficile

La compagnie est très endettée : plus de huit milliards d’euros de dette. Ces derniers mois, elle a réduit ses coûts, taillé dans les effectifs – 8 500 départs sont prévus d’ici fin 2022 – et une grande partie de son personnel est encore en chômage partiel.

Mais, sans le soutien massif de l’État, Air France ne s’en sortirait pas. L’État a augmenté sa participation – il détient aujourd’hui 28% du capital de la compagnie –Il lui a octroyé un prêt garanti de quatre milliards d’euros, dont le remboursement a été étalé jusqu’en 2025. Pourtant cela ne suffit pas. En début de semaine, Air France et d’autres compagnies aériennes nationales, ont lancé un nouvel appel à l’aide et demandé à l'État un nouveau soutien !

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