Avec la pandémie, les comptes épargne des Français continuent de gonfler

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Non seulement les Français ont moins consommé pendant la pandémie, mais on sait désormais ce qu’ils ont mis de coté : ils ont épargné 157 milliards d'euros de plus que d’habitude. Le décryptage de Fanny Guinochet.

Article rédigé par
Fanny Guinochet - franceinfo
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Un livret A de la Caisse d'épargne. (JEAN FRANCOIS FREY / MAXPPP)

Avec les confinements et les limitations sanitaires, les Français n’ont pas pu aller aux restaurants qui restaient fermés. Ils sont moins sortis, ont moins voyagé, etc. Or, dans le même temps, la plupart ont gardé leur niveau de revenu : grâce aux aides comme le chômage partiel, le pouvoir d’achat a globalement été préservé dans notre pays. De fait, les comptes en banque se sont remplis, les comptes courants mais aussi le livret A, qui reste le placement préféré : huit Français sur dix en possèdent un. Et les versements n’ont jamais été aussi élevés : au total 134 % de plus qu’en 2019, selon la banque de FranceEn moyenne, chaque détenteur de livret A a mis de côté 5 500 euros, soit 400 euros de plus qu’en 2019, avant la crise.

Ce n'est pas forcément une bonne nouvelle

Une moyenne avec de grandes disparités selon les territoires. On a plus épargné dans le Lot par exemple, dans l’Aveyron ou dans le Tarn-et-Garonne. Mais c’est à Paris que l’encours moyen, c’est-à-dire la somme épargnée, est le plus élevé avec 7 200 euros en moyenne pour un titulaire de compte, contre 3 455 euros en Seine-Saint-Denis, en queue de peloton. Mais ce sont des moyennes, car la Banque de France note en fait que seule une poignée de Français a pu remplir ses bas de laine : 13% d’entre eux détiennent à eux seuls la moitié des sommes du livret A.

Et cette réserve sur les comptes n’est pas forcément une bonne nouvelle. Ce serait mieux s’il était investi dans l’économie, dépensé. Le gouvernement incite d’ailleurs les Français à consommer pour relancer la machine économique, faire tourner les usines, créer des emplois. Mais pour l’instant, cela ne fonctionne pas, c’est aussi une affaire de confiance en l’avenir. Les Français préfèrent jouer les fourmis plutôt que les cigales.

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