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Automobile : Volvo fera uniquement de la vente en ligne à partir de 2030

D’ici moins de dix ans, Volvo, prévoit de vendre ses voitures uniquement sur internet. Acheter son véhicule en quelques clics, ce sera la norme demain ? Le décryptage de Fanny Guinochet.

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Une enseigne Volvo.
Une enseigne Volvo. (BEN STANSALL / AFP)

Volvo fait un véritable pari. Le constructeur suédois va rejoindre Tesla, le roi de la voiture électrique qui a déjà tout misé sur les ventes en ligne, et prévoit qu'en 2030, ses véhicules ne seront plus vendus que sur internet.

Cette tendance, la plupart des grandes marques auto, comme Porsche, Renault, ou Stellantis – né de la fusion de PSA et Fiat-Chrysler – l’ont déjà enclenchée. Les confinements et la fermeture des concessions pendant près de trois mois l’an dernier les ont amenés à travailler sur des parcours d’achat 100% digital
Pour que, grâce à des visites en 3D, vous puissiez choisir le modèle de votre véhicule, la couleur, les options, le réserver en ligne… et puis vous faire livrer à domicile, sans signer le bon d'achat auprès d’un conseiller et récupérer votre voiture en concession, comme avant.  Autant dire un véritable tournant, une petite révolution pour la filière.

La vente en ligne déjà dans les usages sur l'occasion

Les concessionnaires sont inquiets : exit le passage obligé chez ces professionnels, souvent en entrée de ville, avec des commerciaux affables, et les voitures rutilantes en vitrines. Avec la crise, leur activité a déjà chuté : les ventes de véhicules neufs ont perdu 25% l’an dernier. Mais, même sans la pandémie, ça fait plusieurs années que ces concessions sont de moins en moins rentables : il faut payer l’emplacement, la main d’œuvre, respecter des normes environnementales de plus en plus strictes. Or, les frais de distribution représentent grosso modo un tiers du prix d’une voiture et, en ce moment, les constructeurs cherchent tous à réduire au maximum leurs coûts commerciaux. De fait, en France, 30% des 14 000 points de ventes de voitures pourraient disparaître dans les dix ans qui viennent.

Les clients vont se faire à l'achat d'une voiture en ligne. Le contact humain reste important, c’est vrai, mais les constructeurs sont convaincus que de plus en plus, le e-commerce va s’imposer, surtout chez les jeunes. Ne serait-ce que parce qu’avant d’aller dans les concessions, 97% des acheteurs se renseignent sur internet et les études montrent que quand ils se présentent, ils savent précisément ce qu’ils veulent car ils ont cherché, comparé, étudié sur le web. Enfin, dans ce marché auto en berne, ceux qui s’en tirent le mieux, ce sont les spécialistes de la vente en ligne de véhicules d’occasion : +12% de croissance, par exemple, l’an dernier, pour le leader, Aramis Auto.

Une enseigne Volvo.
Une enseigne Volvo. (BEN STANSALL / AFP)