franceinfo conso. Comment (bien) choisir son vin rosé cet été ?

écouter (3min)

La France est le premier producteur mondial de rosés et c’est aussi là que l’on en consomme le plus : une bouteille de vin sur dix est rosé !  "60 millions de consommateurs" a testé plusieurs vins pour guider les acheteurs. 

Article rédigé par
Patricia Chairopoulos  (60 millions de consommateurs) - franceinfo
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Du vin rosé dans des verres. (SOPHIE GLOTIN / RADIO FRANCE)

Rappellons-le : c'est à consommer avec modération. Reste qu'en magasin, aux rayons vins, les consommateurs doivent choisir entre plusieurs régions françaises, une avalanche de marques et une large fourchette de prix.

Pour les amateurs de rosés secs, il s’agira de choisir entre un Côte-de-Provence, un Bandol, un Tavel ou encore un Bordeaux rosé. Nous avons demandé à un panel de professionnels de noter une quarantaine de bouteilles venant de ces quatre appellations.  Côté Côtes-de-Provence, c’est le terroir du grenache et du cinsaut, qui donnent des rosés pâles, secs et aromatiques, à boire jeunes. Leur qualité est très hétérogène : sur les douze références testées, celle de la propriété Castel (Château Cavalier) arrive en tête de cette appellation et pour un prix accessible, de 7,60 €. Les cuvées dites "premium" sont aussi satisfaisantes. En revanche, les marques de distributeurs ne s’en sortent que moyennement. 

Faut-il privilégier les autres appellations ? Oui, car elles valent le coup d’être dégustées, en particulier le Tavel qui a vraiment plu à nos experts. On a affaire à des rosés de caractère, riches en alcool, de couleur foncée et qui peuvent se garder pendant plusieurs années. Quasiment tous les Tavel de marques de distributeur s’en sortent, cette fois, très bien. Et leur prix de vente reste correct, autour de 7,65€.

Il faut aussi essayer le Bandol : dans cette famille également, les marques de distributeur obtiennent de bons résultats. Ces bouteilles sont vendues à 9€ en moyenne. Globalement, ces vins ont été appréciés pour leur caractère et leur côté solaire. Qui plus est, ces rosés assez foncés ont tendance à se bonifier avec le temps. 

En revanche, les rosés de Bordeaux sont décevants: il s’agit de vins clairs et fruités, produits essentiellement avec les cépages merlot et cabernet franc, mais qui se sont révélés de très moyenne qualité, en particulier ceux des marques de distributeurs. L’unique bouteille de notre test à passer la rampe est un vin biologique.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.