Sur "la route des Balkans", quel accueil pour les migrants en Grèce et en Hongrie

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Tous les jours, le club des correspondants décrit comment un même fait d'actualité s'illustre dans deux pays.
Article rédigé par
Angélique Kourounis, Florence La Bruyère - franceinfo
Radio France
Publié Mis à jour
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Des réfugiés et des migrants secourus  à bord d'un bateau dans la ville de Paleochora, au sud-ouest de l'île de Crète, le 22 novembre 2022 (COSTAS METAXAKIS / AFP)

Les tensions entre Paris et Rome autour des migrants secourus en Méditerranée sont au cœur d'une réunion, vendredi 25 novembre à Bruxelles, des ministres européens de l'Intérieur, qui s'inquiètent également de la hausse des arrivées par la route des Balkans occidentaux. D'après l'agence Frontex, 130.000 entrées irrégulières ont été enregistrées dans l'Union depuis le début de l'année via cette route migratoire qui passe par la Grèce, la Macédoine, la Serbie et la Hongrie, soit quasiment une entrée irrégulière sur deux. Une situation jamais vue depuis la crise de 2015.

En Hongrie malgré la clôture de barbelés bâtie par le gouvernement de Viktor Orban, il y a une forte augmentation du nombre de clandestins présents sur le territoire. La police hongroise en a arrêté plus de 160 000 en 2022, contre 60 000 l'an passé. Le gouvernement hongrois exige que l’Union européenne soit beaucoup plus ferme vis-à-vis de la migration clandestine. La Grèce, pour sa part, redoute avant tout un nouveau coup de force, identique a celui de mars 2020, où des milliers de migrants encouragés par Ankara avaient tenté de prendre d'assaut sa frontière terrestre avec la Turquie.

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