Présidentielle 2022 : pas de fumée blanche pour les centristes sur la désignation d'un candidat avec la droite

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Les Républicains ne savent toujours pas comment ils vont désigner leur candidat à la présidentielle. Et voilà que s’ajoute un débat dans le débat, celui du rôle qu'auront les alliés centristes.

Article rédigé par
Neïla Latrous - franceinfo
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min.
Hervé Morin (Les Centristes), en septembre 2020. (VINCENT ISORE / MAXPPP)

Faut-il ouvrir ou non un éventuel congrès aux adhérents du centre - et à d’autres partis alliés ? La question sera de nouveau débattue mardi 21 septembre au siège des Républicains. Car la dernière fois qu'elle a été posée, le vote s'est soldé par une égalité parfaite : neuf pour, neuf contre. Pourtant, à supposer que Les Républicains réussissent à dégager une majorité ce mardi, ce ne sera pas la fin du feuilleton du mode désignation d'un candidat pour la présidentielle 2022. Parce qu’au centre-droit aussi, on s’interroge aussi sur la meilleure stratégie à adopter. Tant chez Les Centristes d’Hervé Morin, qu'à l’UDI de Jean-Christophe Lagarde.

Les Centristes d’Hervé Morin - les ex-Nouveau Centre - se retrouvent ce week-end à La Seyne-sur-Mer dans le Var pour dégager une position commune. Sera présentée une motion pour participer à une primaire pour départager les candidats de droiteLe mot important, c’est “primaire”. Les Centristes veulent un choix ouvert à tous les sympathisants. Pas aux seuls adhérents des partis politiques. C’est un point commun avec Valérie Pécresse - qu’Hervé Morin soutient à titre personnel -, mais c’est surtout un point de divergence avec Christian Jacob, qui lui veut un congrès, avec un corps électoral fermé.

Hervé Morin a mis en garde le patron des Républicains : à moins de 500 000 votants, tout départage serait ridicule. Que se passera-t-il si LR décide de maintenir malgré tout un choix en petit comité ? "Alors le candidat désigné ne sera pas celui de la droite et du centre", prévient Hervé Morin.

"Pourquoi s'en mêler"

L’UDI a adopté une toute autre stratégie. Jean-Christophe Lagarde refuse de dire quelle option à sa préférence. Et il ne le dira pas de sitôt. La décision du parti sera prise autour du 20 novembre”, explique l'ancien maire de Drancy. Une fois que LR aura sorti la tête de l’eau.

A l’UDI, la réflexion est la suivante : soit la droite s’accorde sur un mode de consultation clair, et le centre se posera la question de sa participation. Soit c’est la guerre, dans ce cas, “pourquoi s’en mêler ?

Le téléphone du patron de l’UDI sonne beaucoup en ce moment, parce qu’évidemment, chaque camp - pro-congrès ou partisan de la primaire - se cherche des alliés. “Xavier Bertrand et Valérie Pécresse mettent beaucoup de pression”, confie un élu proche de Jean-Christophe Lagarde.

Et si rien ne bouge pour l’instant, c’est aussi parce que l’UDI compte 30 élus dans la majorité régionale de Xavier Bertrand dans les Hauts-de-France. 23 dans celle de Valérie Pécresse en Ile-de-France. La neutralité, c’est aussi une condition capitale pour maintenir à ce stade l’unité de l’UDI.

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