Le brief politique , France info

Le Parti socialiste votera la motion de censure des communistes et des Insoumis si le gouvernement "ne change pas de cap politique et de méthode"

Sans les signatures des députés socialistes, les Insoumis et les communistes auront des difficultés à déposer leur motion de censure.

Jean-Luc Mélenchon, à Marseille (Bouches-du-Rhône), le 8 novembre 2018.
Jean-Luc Mélenchon, à Marseille (Bouches-du-Rhône), le 8 novembre 2018. (IROZ GAIZKA / AFP)

Le PCF et LFI veulent entraîner la démission du gouvernement avec une motion de censure. Mais, il faut 58 signatures de députés pour la déposer. Or les deux groupes, Insoumis et communistes, totalisent seulement 33 députés. Ils ont donc besoin d’alliés. C'est pour cela qu'ils ont demandé aux socialistes de signer cette motion de censure avec eux, comme ils l'ont fait après l'affaire Benalla. Mais cette fois, le PS n'a pas encore dit oui. Au Parti socialiste, on précise qu'on votera cette motion de censure uniquement si le gouvernement "ne change pas de cap politique et de méthode".

La présidente du groupe, Valérie Rabault estime que pour l'heure cela "ne répond pas à l'enjeu du moment", qui est de trouver une sortie de crise. Pour elle, les parlementaires doivent prendre le relais du gouvernement afin de trouver un compromis avec les "gilets jaunes". Faire des propositions que le gouvernement devra prendre en compte. Les députés et les sénateurs socialistes vont donc déposer une proposition de loi, dans la matinée du lundi 3 décembre, un texte axé sur le pouvoir d’achat.

Les "gilets jaunes" privent les ministres de sorties

Jean-Michel Blanquer et Gabriel Attal, ont dû annuler des déplacements prévus aujourd’hui à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône) et à Metz (Moselle). Le ministère de l'Éducation nationale explique que les préfectures leur ont demandé d’annuler les visites officielles du début de la semaine parce que les policiers et les gendarmes sont très sollicités pour maintenir l’ordre partout en France. Et ça mobilise beaucoup de monde de sécuriser un déplacement de ministre, surtout en ce moment.

Jean-Luc Mélenchon, à Marseille (Bouches-du-Rhône), le 8 novembre 2018.
Jean-Luc Mélenchon, à Marseille (Bouches-du-Rhône), le 8 novembre 2018. (IROZ GAIZKA / AFP)