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Le brief politique. Le gouvernement n’aurait pas le droit d’expulser les zadistes de Notre-Dame-des-Landes à l'issue de la trêve hivernale

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Selon les avocats des occupants de la ZAD, l'évacuation au 31 mars constituerait un délit pénal.

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Radio France
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Sur la route départementale D281 qui traverse la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, le 26 janvier 2018. Cette route surnommée "route des chicanes" a été nettoyée par les zadistes et opposants au projet d' aéroport. (MAXPPP)

La date de l’évacuation de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes approche, mais le gouvernement n’aurait pas le droit d’expulser les zadistes. C’est l’info du Brief. C’est ce qu’affirment les avocats des occupants de la zone. Dans une longue lettre qu’ils ont envoyée au Premier ministre, ils expliquent point par point pourquoi il ne peut pas évacuer les occupants le 31 mars, à la fin de la trêve hivernale.

C’est pourtant ce qu’Edouard Philippe a promis quand il a annoncé l’abandon du projet d’aéroport. Mais Il y a un problème de droit, disent les avocats. Les zadistes n’ont pas reçu d’ordre d’expulsion, ni par courrier, ni en main propre. L’État ne peut donc pas les évacuer. Et s’il le fait, précisent les avocats, ça sera un délit pénal. Matignon se penchait lundi soir sur le problème.

La note du Brief. La palme du coup de gueule revient à Stéphane Gatignon, le maire de Sevran, en Seine-Saint-Denis, une des villes les plus pauvres de France. Il a démissionné lundi 27 mars après 17 ans de combat pour donner des moyens à sa banlieue. Aujourd’hui, Stéphane Gatignon n’y croit plus et il proteste contre la politique de la ville d’Emmanuel Macron, beaucoup de communication et peu d’actions, dénonce-t-il. Un hashtag "nous sommes tous Gatignon" est arrivé sur Twitter. Plusieurs maires de banlieues, toutes tendances confondues, se reconnaissent dans cet appel à l’aide.

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