Éducation : Gabriel Attal passe à l'offensive quitte à faire de l'ombre à sa ministre

C'est une semaine placée sous le signe de l'éducation pour Gabriel Attal, ces prochains jours, le Premier ministre a prévu de reprendre la parole sur les dossiers qu'il a laissés en partant à Matignon.
Article rédigé par Aurélie Herbemont
Radio France
Publié
Temps de lecture : 2 min
Gabriel Attal, à la sortie d'un Conseil des ministres en février 2024. (ARNAUD DUMONTIER / MAXPPP)

Gabriel Attal sera Premier ministre de l'Éducation nationale cette semaine. Un conseiller le revendique : "pour imprimer à Matignon, il faut choisir trois sujets. Pour lui c'est le travail, la santé et l'éducation". C'est tout sauf une surprise, puisque Gabriel Attal avait prévenu qu'il emmenait avec lui la cause de l'école à Matignon. Démonstration ces prochains jours, d'abord à Arras, lundi 11 mars, pour l'hommage aux victimes du terrorisme, là où l’enseignant Dominique Bernard a été tué par un ancien élève radicalisé. Dans le discours du Premier ministre, il sera question de laïcité à l'école.

Gabriel Attal reparlera de l'éducation en milieu de semaine dans une interview à la presse écrite, où il évoquera aussi la sécurisation des établissements scolaires. Le Premier ministre en profitera pour faire des annonces sur l'organisation des groupes de niveaux à la rentrée prochaine. Il ne va pas s’arrêter là puisque jeudi il prévoit une visioconférence avec des chefs d'établissements et un déplacement éducation, en compagnie, bien sûr, de la ministre Nicole Belloubet.

"Nicole Belloubet déroule le plan"

Une mobilisation sur le terrain de l'école qui ne laisse pas beaucoup d'espace à sa ministre de l'Éducation. Un ministre pose le cadre : "comme Gabriel Attal veut garder l'éducation, c'est quelqu'un de faible politiquement au ministère". Mais entre les deux maisons tout va bien. Les cabinets de Gabriel Attal et de Nicole Belloubet vantent en chœur "la fluidité" de leur relation. "Ils cohabitent bien, certifie une ministre, Belloubet déroule le plan". Nicole Belloubet qui a pour avantage de bien connaître la maison, ayant été rectrice par le passé.

La ministre arrive quand même un peu à imprimer sa marque puisque les groupes de niveaux de Gabriel Attal sont devenus dans la bouche de Nicole Belloubet des "groupes de besoin". Elle assure qu'il y aura des moments "en classe entière" et de la "souplesse" dans la mise en œuvre. De quoi arrondir les angles avec les équipes éducatives qui étaient vent debout contre la mesure. Le dialogue social est un chantier en soi que lui a confié Gabriel Attal après la parenthèse - chaotique - Amélie Oudéa-Castera. De toute façon, Nicole Belloubet ne peut pas rivaliser avec l'omniprésence médiatique dont faisait preuve Gabriel Attal à son poste. "Elle pourra faire tout ce qu'elle veut, se désole un conseiller ministériel, on dira toujours que comparée à Attal elle est trop pâle".

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