Le brief politique, France info

Des députés marcheurs prêts voter contre la "loi anti-casseurs"

Une vingtaine de députés LREM sont opposés au texte défendu par le gouvernement.

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Le Premier ministre Edouard Philippe lors des Questions au gouvernement, le 30 janvier 2019.
Le Premier ministre Edouard Philippe lors des Questions au gouvernement, le 30 janvier 2019. (ALAIN JOCARD / AFP)

On a beaucoup vu et entendu Aurélien Taché ce week-end. Le député En Marche a expliqué dans les médias pourquoi il voulait s’abstenir, mardi 5 février, lors du vote à l'Assemblée Nationale concernant la "loi anti-casseurs". Ils sont une vingtaine comme lui à être braqués contre l’article 2 de la loi anti-casseurs qui prévoit qu’un préfet pourra interdire à certains de manifester. Pour ces députés de la majorité, cette loi est "une atteinte aux libertés individuelles". Ils en ont parlé au téléphone et par mail, tout le week-end. 

Parmi eux, Sonia Krimi veut carrément voter contre cette proposition de loi. Pour elle, "politiquement c’est une erreur d’amener ce texte maintenant, on ne répond pas à la violence uniquement par l’ordre". Sonia Krimi s’est déjà illustrée en s’abstenant sur la loi Asile et immigration "par courtoisie", dit-elle. Cette fois, elle a bien l’intention de voter contre pour marquer le coup. Elle va en discuter aujourd’hui avec cette vingtaine de députés ancrés à gauche de LREM, avant le vote en séance.

La note du Brief

Un 16/20 pour Gérald Darmanin et son habileté. Le ministre des Comptes publics a laissé planer le doute pendant 15 jours sur sa candidature anticipée à Tourcoing après le décès du maire. Finalement, il reste au gouvernement. Il le dit dans une interview au Parisien, il sera bien candidat, mais aux municipales en 2020. En attendant il reste 1er adjoint. L’épisode lui a permis d’installer l’idée qu’il est incontournable au sein du gouvernement et dans le Nord.

Le Premier ministre Edouard Philippe lors des Questions au gouvernement, le 30 janvier 2019.
Le Premier ministre Edouard Philippe lors des Questions au gouvernement, le 30 janvier 2019. (ALAIN JOCARD / AFP)