Covid-19 : le variant Delta va-t-il chambouler le calendrier de la présidentielle ?

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Quelles conséquences aura la crise sanitaire sur la présidentielle 2022 ? Le variant Delta fait planer un doute sur les agendas et les stratégies des candidats.

Article rédigé par
Neïla Latrous - franceinfo
Radio France
Publié
Temps de lecture : 1 min.
Xavier Bertrand et Emmanuel Macron à Douai (Nord) le 28 juin 2021 (LUDOVIC MARIN / POOL / AFP POOL)

Le premier à craindre une reprise épidémique ? Le chef de l'Etat, Emmanuel Macron, qui concevait les mois à venir comme des mois de réforme, pour enfin reprendre le fil de son quinquennat et tenir sa promesse de transformation. Sauf que le variant Delta menace de tout envoyer valser.

Autour du président, certains craignent déjà "un automne difficile" et le spectre d'une "quatrième vague qui va forcément nous bousculer politiquement" glisse un proche. Plus alarmiste, un parlementaire de poids prédit le pire : "S’il faut enfermer tout le monde parce que la vaccination n’empêche pas cette quatrième vague, alors ce sera fini pour le président. Se posera la question de sa capacité à se représenter."

"Notre agenda de transformation sera affecté", insiste un macroniste... qui plaide donc pour une période d'apaisement d'ici l'automne, sans réformes de rupture, pour capitaliser notamment sur les acquis du "quoi qu’il en coûte." Autre crainte liée à une quatrième vague : "le reproche d’avoir été laxistes", répond un proche d'Emmanuel Macron. Crainte qui explique aussi pourquoi resurgit dans l’exécutif le débat sur la vaccination obligatoire.

L'évolution de la situation sanitaire scrutée à droite aussi

Valérie Pécresse, qui avait pris l’habitude d’organiser sa rentrée politique autour de son mouvement "Libres !", n'a pas encore pris de décision sur le maintien du rendez-vous. "Ça dépendra de la situation sanitaire", répond son entourage. Réponse bien commode qui permet aussi de ne pas trop en dire sur d’éventuelles ambitions nationales de la présidente de région Île-de-France.

Candidat déclaré, son collègue des Hauts-de-France Xavier Bertrand, lui, pourrait presque tirer bénéfice d’une situation qui se dégrade. Car Les Républicains prévoient de désigner en novembre leur candidat, à travers un "système de départage" qui reste à déterminer. Or, Xavier Bertrand n'a aucune envie de participer à ce qui peut ressembler de près ou de loin à une primaire de la droite. Certains de ses partisans commencent à dire que "ce sera compliqué d’organiser un système de départage s’il y a une quatrième vague." 

"De toute façon, il va creuser l'écart cet été", assure l'un des élus qui le soutient. Surtout si lui seul profite de la fenêtre de juillet et août pour mener une campagne intensive, sans restrictions sanitaires ni risque épidémique.

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