Nucléaire : un accord salarial après plusieurs semaines de grève dans les centrales d'EDF

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Le travail reprend peu à peu dans les centrales nucléaires françaises après l'accord trouvé avec la direction d'EDF pour des augmentations de salaires. La grève avait commencé le 13 septembre.

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Radio France
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Des grévistes réclament une augmentation de salaires devant la centrale nucléaire de Chinon (Indre-et-Loire), le 6 octobre 2022 (ALEXANDRE SALLE / MAXPPP)

Après les raffineries, les centrales nucléaires : la direction d’EDF et les syndicats sont parvenus à un accord pour que le travail reprenne dans les centrales qui étaient en grève. Les salariés obtiennent effectivement à leur tour des revalorisations. Leur mobilisation avait fait moins de bruit que celle des employés des raffineries mais elle était bien réelle : jusqu’à 12 centrales touchées sur les 18 que compte la France. Les premiers employés à reprendre le travail vendredi dernier sont ceux de Gravelines où est située la plus puissante centrale d’Europe de l’Ouest.

L’augmentation de 200 euros minimum par mois pour tous réclamée par la CGT comme condition pour arrêter le mouvement est acquise. Un montant atteint grâce au cumul de mesures négociées au niveau de la branche professionnelle des industries électriques et gazières. Dans les détails, la direction d’EDF offre une augmentation générale des salaires de 2,3% à partir du début de l’année prochaine, 5% pour les bas salaires jusqu’aux agents de maîtrise et des mesures d’avancement individuelles avec des primes de 2 600 euros. L’encadrement se voit proposer 2,5% d’augmentation plus des primes dont le montant reste à finaliser.

Des retards sur le calendrier des maintenances

Les syndicats ont jusqu’au jeudi 27 octobre pour se prononcer et valider ces propositions. Une poursuite du mouvement à certains endroits n’est pas exclue. Dans tous les cas, la direction d’EDF a répondu très rapidement aux principales revendications. Beaucoup moins visible que les blocages des raffineries ces dernières semaines, la baisse du régime de travail dans les centrales nucléaires était autrement plus problématique en cette période de tension énergétique en Europe.

Les grèves ont entraîné des retards sur le calendrier de travaux de maintenance de l’ensemble du parc nucléaire, ravivant les inquiétudes sur d’éventuelles pénuries cet hiver. Hors de question pour la direction d’EDF de laisser la situation s’enliser, qui plus est à la veille d’une reprise en main de l’entreprise par l’État à travers une renationalisation. L'électricien, qui sera endetté à hauteur de 60 milliards d'euros à la fin de l'année, sera de nouveau un groupe entièrement public dans les prochaines semaines. L'État qui détient aujourd’hui 84% d’EDF va racheter les 16% du capital qui restent aujourd'hui côtés en Bourse.

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