Le gouvernement lance son Contrat engagement jeunes : ce qu'il faut savoir

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Ce nouveau dispositif est lancé ce 1er mars par le gouvernement pour venir en aide aux jeunes de 16 à 25 ans.

Article rédigé par
Fanny Guinochet - franceinfo
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Une conseillère Pôle Emploi attend un demandeur d'emploi dans une agence de Bordeaux le 8 février 2022. (Photo d'illustration) (PHILIPPE LOPEZ / AFP)

C’était une promesse qu'Emmanuel Macron avait faite l’été dernier pour aider les moins de 26 ans à s’insérer. On estime que les jeunes dits "décrocheurs", ceux qui ne sont ni en emploi, ni en formation, sont plus d’un million en France. Avec son "Contrat d’engagement jeunes", le gouvernement promet un accompagnement très intense : 15 à 20 heures par semaine d’aide au jeune pour qu’il découvre un métier, suive des ateliers pour apprendre à faire un CV, se présenter, ait accès à une formation ou un stage.

C’est avec un conseiller Pôle emploi ou un animateur de mission locale que son parcours d’insertion est élaboré. Et surtout, le jeune peut pendant ce temps, toucher une allocation. Son montant peut aller jusqu’à 500 euros par mois durant 18 mois maximum en fonction de la situation de la personne, de ses revenus, de son âge, de son rattachement ou non au foyer fiscal de ses parents.

Ni RSA jeunes, ni revenu universel

Pourtant, ce contrat d’engagement n’est pas un "RSA jeunes", insiste l'Elysée. Ce n’est pas non plus un revenu universel pour les moins de 26 ans. Emmanuel Macron ne veut pas d’un dispositif qui laisse penser à de l’assistanat. Ce contrat ouvre des droits mais aussi des devoirs. Le jeune qui signe ce contrat s’engage à suivre avec assiduité sa formation, ses cours, son stage, sans quoi il risque de perdre une partie ou même la totalité de son allocation.

L’objectif est de s’attaquer au chômage des jeunes. Même s’il a beaucoup baissé ces derniers mois, pour atteindre 16 %, il reste encore élevé dans notre pays. Ce sont en réalité surtout les jeunes qui ont quitté l’école sans diplôme, avec des fragilités et qui ne peuvent prétendre à l’apprentissage qui restent en marge de l’emploi. Avec ce nouveau contrat qui va remplacer les anciens dispositifs comme la garantie jeune, le gouvernement espère aider 400 000 jeunes cette année. Il a prévu une enveloppe de plus de 2 milliards et demi d’euros. 

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