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Le brief éco. Mariage PSA-Fiat-Chrysler : la famille Peugeot entend s’imposer

Le secteur automobile français est en pleine ébullition. Alors que Renault prépare son avenir en tentant d’effacer l’affaire Carlos Ghosn, la famille Peugeot entend s’imposer dans l’opération de fusion qui se prépare entre PSA et Fiat-Chrisler. Les grandes manœuvres ont commencé. 

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Les logos Fiat-Chjrysler et PSA.
Les logos Fiat-Chjrysler et PSA. (SOPA IMAGES / LIGHTROCKET)

Le rapprochement entre PSA et Fiat-Chrysler devrait être réalité dans les 15 prochains mois. Il donnera naissance au quatrième constructeur automobile mondial avec 400 000 salariés. Le nom officiel du nouvel ensemble n’est pas encore connu mais rien n’est laissé au hasard, surtout pas la participation de la famille Peugeot, actionnaire historique.

La famille Peugeot détiendra dans un premier temps un peu plus de 6% du nouveau groupe. Mais elle ne veut pas en rester là. Le but est d’approcher les 9%. C’est un objectif majeur. Le PDG des Établissements Peugeot Frères (EPF), Jean-Philippe Peugeot, l’a déclaré dimanche 12 janvier dans un entretien à nos confrères de l’Est Républicain. Aujourd’hui, PSA appartient à la famille Peugeot, BPI France (l’ancienne banque publique d’investissement qui représente l’État) et le chinois Dongfeng. Ils sont actionnaires à hauteur de 12% chacun. 45% du capital sont dans des mains d’institutionnels étrangers, 8% dans celles d’institutionnels français, 2% appartiennent aux salariés.

Dans l’Est Républicain, Jean-Philippe Peugeot juge que l’État n’a pas vocation à rester au capital de PSA. Il estime, aussi, assez peu probable le désengagement total de l’actionnaire chinois Dongfeng. C'est dans ce contexte que la famille Peugeot veut continuer à tenir la barre. Le futur PSA-Fiat-Chrysler aura bel et bien le visage d’une nouvelle multinationale toute puissante, dotée d’une véritable force de frappe dans un secteur ultra concurrentiel. Une pression supplémentaire sur les épaules de l’actuel président du directoire de PSA, Carlos Tavares, qui a promis de ne fermer aucune usine et de bien gérer la complémentarité des 12 marques que commercialisera le nouveau mastodonte : Peugeot, Citroën, DS, Opel, Vauxhall, Fiat, Chrysler, Alfa Romeo, Lancia, Dodge, Jeep, Maserati… excusez du peu.

Les logos Fiat-Chjrysler et PSA.
Les logos Fiat-Chjrysler et PSA. (SOPA IMAGES / LIGHTROCKET)