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Le brief éco. La Française des Jeux en Bourse, c’est parti

L'Etat récoltera  plus de deux milliards d'euros avec l'entrée en bourse de la Française des Jeux. Le prix de l'action est fixé à 19,90 euros.

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Le batiment de la France des Jeux à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine).
Le batiment de la France des Jeux à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine). (ERIC PIERMONT / AFP)

C'est parti pour la Française des Jeux à la Bourse de Paris. L'action FDJ est cotée sur le marché parisien depuis jeudi 21 novembre au prix de 19,90 euros, le plus haut de la fourchette qui avait été définie.

19,90 euros plutôt que 16,50 grâce au succès du placement auprès des "zinzins", les investisseurs institutionnels que sont les grands groupes privés, fonds d’investissements, banques, assurances, etc. Succès, surtout, auprès du grand public. 500 000 personnes ont participé à la souscription. Depuis le lancement de l’opération le 7 novembre, sur quatorze jours donc, plus de 11 milliards d’euros de titres ont été demandés : 1,6 milliard par le grand public et 10 milliards par les institutionnels.

Priorité aux petits porteurs

Les petits épargnants – ceux qui ont souscrit moins de 2 000 euros – seront intégralement servis. Pour celles et ceux qui ont demandé des actions pour plus de 2 000 euros, seuls 10% de la demande sera satisfaite. Le gouvernement veut privilégier les petits porteurs. Selon le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, l’État va engranger un peu plus de deux milliards d’euros dont 380 millions de soulte, c’est-à-dire la somme versée par la FDJ en échange du monopole d’exploitation des jeux pendant 25 ans, à quoi il faut ajouter 3,5 milliards de recettes fiscales et sociales versés chaque année par l’opérateur des jeux.

Réorienter l’épargne des Français

L’argent récolté abondera un fonds pour financer l’innovation à hauteur de dix milliards d’euros. L’État espère retirer 250 millions d’euros de dividendes par an. En plus de la FDJ, viendront s’ajouter les fruits de la privatisation d’ADP (si elle a lieu) et de la vente des 24% que l’Etat détient dans le groupe Engie. Le but du gouvernement est de convaincre les Français de réorienter leur épargne (Livret A, assurance-vie) qui ne rapporte presque plus rien, vers un investissement plus utile au soutien des entreprises. La FDJ est une société rentable, le risque est très limité. Mais si certains prennent goût au boursicotage à l’aune de cette opération, ils pourront tenter d’autres investissements plus risqués et peut-être plus rentables.

Le batiment de la France des Jeux à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine).
Le batiment de la France des Jeux à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine). (ERIC PIERMONT / AFP)