Le brief éco. L'Etat recrute dans la cyberdéfense

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Le ministère des Armées augmente ses objectifs de recrutement dans la sécurité sur internet. Il s’agit de faire face à la multiplication des cyberattaques

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Radio France
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Florence Parly à l'aéroport de Villacoublay, au nord de Paris, le 29 août 2021. (HANDOUT / ECPAD)

Les services de la ministre Florence Parly comptent embaucher quelque 800 personnes supplémentaires par rapport à la création de quelque 1 000 postes prévus d’ici 2025. Annonce de la ministre au Forum international de la cybersécurité à Lille. La France dispose depuis 2017 d’un commandement militaire de cyberdéfense et la loi de programmation militaire prévoit un budget supplémentaire de 1 000 600 000 euros dans les quatre ans spécifiquement pour cette activité. A terme, 5 000 personnes y seront affectées.

Faire face à une menace de plus en plus importante

La DGA (Direction générale de l'armement) et la DGSE (les services de renseignements) doivent faire face à une recrudescence d’attaques en plus de celles qui frappent les forces militaires traditionnelles. Les vols de données se multiplient comme dans les entreprises. Face à ces attaques, l’arme "cyber" intervient en appui des opérations classiques sur le terrain. Les adversaires sont de plus en plus nombreux : Etats étrangers, groupes terroristes, etc.

Porte-avions de la cybersécurité

C'est le quartier de la Défense, à l'Ouest de Paris, qui va accueillir ces nouvelles unités. Un campus, une tour de 26 000 mètres carrés, va devenir le "porte-avions" de la cybersécurité française en réunissant dans un même lieu des spécialistes privés et publics. Le site doit être inauguré en janvier 2022. On y trouvera des représentants d’entreprises de toutes tailles, start-up et grands groupes comme Thales, Airbus aux côtés des grands corps nationaux comme la police nationale, la gendarmerie, les renseignements ou des instituts de recherche dont l’Inria (Institut national de recherche en sciences et technologies du numérique).

Partenariat public-privé

Ce porte-avions de la cybersécurité française sera détenu à 55% par des entreprises privées, le reste par l’Etat qui travaille par ailleurs au développement de campus régionaux à Lille, Rennes, dans les Pays de la Loire et d’autres régions.

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