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Le brief éco. Eurostar échappe à la faillite

Filiale de la SNCF, l’opérateur du train qui relie l’Europe à la Grande-Bretagne via le Tunnel sous la Manche était en grande difficulté financière. Il vient de trouver de l’argent frais.

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Un train Eurostar en gare de Pancras à Londres (Grande-Bretagne).
Un train Eurostar en gare de Pancras à Londres (Grande-Bretagne). (AFP)

Le groupe a conclu mardi 18 mai un accord avec ses actionnaires et ses banques. Eurostar paie un lourd tribut à la crise en n’assurant plus qu’un aller-retour par jour entre Paris et Londres au lieu d’une quinzaine avant la pandémie ; un seul Londres-Bruxelles-Amsterdam. Le manque à gagner a très rapidement entamé les comptes de l’entreprise qui devait trouver la solution financière avant fin mai-début juin pour ne pas mettre la clef sous la porte.

Termes de l’accord financier

250 millions de livres sterling (290 millions d’euros) vont être mobilisés pour permettre au groupe de faire face à court et moyen termes. Les actionnaires d’Eurostar vont renforcer ses capitaux propres de 58 millions d’euros, et se porter garants d’un emprunt de 175 millions.

Parmi les banques mises à contribution côté français, on trouve Société Générale, BNP-Paribas et le Crédit Agricole.

À la crise liée à la pandémie s’ajoute le Brexit

De grandes manœuvres sont en cours. Eurostar prépare sa fusion avec Thalys, la compagnie franco-belge avec ses TGV rouge/bordeaux qui relient la Gare du Nord, à Paris, à celles de Bruxelles et Amsterdam, très prisés des femmes et hommes d’affaires ainsi que des politiques qui transitent quotidiennement vers la capitale de l’Europe. Thalys a également souffert de la pandémie et cherche des financements externes pour la première fois de son histoire. C’est dire l’ampleur de la crise.

Une fusion Eurostar-Thalys permettrait de créer des synergies évidentes. Dit autrement : de faire des économies en mutualisant la rotation des trains, en regroupant l’informatique et la commercialisation des billets notamment. Des économies qui profiteront à la SNCF puisqu’elle est actionnaire d’Eurostar à 55% et de Thalys à 60%. L’occasion de créer un géant européen destiné à concurrencer les compagnies aériennes low-cost. À suivre dans les prochains mois.

Un train Eurostar en gare de Pancras à Londres (Grande-Bretagne).
Un train Eurostar en gare de Pancras à Londres (Grande-Bretagne). (AFP)