Le brief éco, France info

Le brief éco. Aston Martin, des films de James Bond à la bourse de Londres

Aston Martin confirme son intention de s’introduire en bourse. Le constructeur automobile doit réaliser cette opération d'ici la fin de l'année.

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La Première ministre britannique, Théresa May et Andy Palmer PDG d\'Aston Martin devant une Aston Martin Vantage à Barry (Grande Bretagne), le 29 mars 2018.
La Première ministre britannique, Théresa May et Andy Palmer PDG d'Aston Martin devant une Aston Martin Vantage à Barry (Grande Bretagne), le 29 mars 2018. (WPA POOL / GETTY IMAGES EUROPE)

De Goldfinger en 1964 à la bourse de Londres, 54 ans après : le constructeur de la célèbre voiture de James Bond, Aston Martin, confirme son intention de s’introduire en bourse. C’est la suite d’une aventure qui n’a rien de cinématographique

L’opération devrait être réalisée dans le courant de cette année. On en saura plus autour du 20 septembre avec la publication des documents officiels. Il s’agira de la plus importante introduction en bourse dans le secteur automobile depuis celle du fabricant italien Ferrari, à Wall Street, en 2015. 25% du capital d’Aston Martin vont être mis sur le marché mais ses actionnaires actuels, koweitiens, italiens et l’allemand Daimler, resteront présents au capital.

Une valorisation estimée entre cinq et six milliards d’euros

Entrer en bourse permet de lever de l’argent auprès de nouveaux actionnaires pour se développer, Aston Martin veut se donner les moyens de se lancer dans la fabrication de SUV, les 4×4 urbains, un marché en pleine expansion. L’entreprise, fondée en 1913 par Lionel Martin et Robert Bamford, veut aussi rendre son parc automobile électrique avant la fin 2020. Avec cette entrée en bourse, le groupe a l'ambition de lever entre cinq et six milliards d’euros d'argent frais.

L'objectif est aussi de passer en bourse avant le Brexit. Aston Martin vend environ le quart de sa production dans l’Union européenne à partir d’une seule usine, située à Gaydon, dans centre de l’Angleterre. Une autre doit bientôt le jour au Pays de Galles. Le patron, Andy Palmer, veut que son entreprise soit en ordre de bataille avant la sortie effective du Royaume-Uni de l’Europe en mars prochain. Andy Palmer pense que s’il perd un peu de parts de marchés dans l’Union, il en gagnera au Royaume-Uni.

Aston Martin a une chance que n’ont pas d’autres groupes : être sur un marché de niche. 7 300 voitures ont été vendues l’année dernière. Il vise 10 000 à l’horizon 2020. Nous sommes loin des volumes du marché automobile grand public traditionnel. Mais la direction devra convaincre, notamment sur la solidité financière de l’entreprise qui a connu sept dépôts de bilan et renoué avec les bénéfices l’année dernière, pour la première fois depuis 2010. Avoir eu James Bond pour chauffeur ne suffit pas pour être crédible aux yeux des investisseurs.

La Première ministre britannique, Théresa May et Andy Palmer PDG d\'Aston Martin devant une Aston Martin Vantage à Barry (Grande Bretagne), le 29 mars 2018.
La Première ministre britannique, Théresa May et Andy Palmer PDG d'Aston Martin devant une Aston Martin Vantage à Barry (Grande Bretagne), le 29 mars 2018. (WPA POOL / GETTY IMAGES EUROPE)