Air France-KLM augmente ses prix pour payer un carburant plus propre

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Impossible pour le passager d’y échapper. Les billets d'avion augmentent  dans le groupe Air France-KLM. C’est ce que la groupe appelle la contribution "carburant aviation durable"

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Radio France
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Un avion du groupe Air France -KLM. (AFP)

La mesure est appliquée depuis lundi 10 janvier. Une augmentation du prix des billets dans le groupe Air France-KLM de un à douze euros destinée à compenser une partie du surcoût engendré par le nouveau carburant, un combustible spécifique qui permet de réduire les émissions de CO2. Ces augmentations de tarifs seront réparties en fonction de la catégorie de la place occupée en cabine : de un à quatre euros en classe Economy, de 1,50 euro à douze euros en cabine Business, et en fonction de la distance parcourue.

L’ensemble des marques Air France-KLM, dont les low-cost comme Transavia, intégrera ce fameux carburant durable sur les vols au départ de la France et des Pays-Bas. Air France proposera même à partir de jeudi 13 janvier aux passagers de contribuer à l’achat de carburant supplémentaire sur son site internet. Démarche citoyenne pour celles et ceux qui le souhaitent : chaque euro de contribution volontaire sera investi dans l’achat des carburants propres qui représentent 0,5 à 1% de la quantité totale de carburant utilisé par le groupe. Cela paraît peu pour l’instant, avant une montée en puissance progressive.

"Carburants d’aviation durable"

On les appelle aussi les SAF, en anglais : sustainable aviation fuel. Ils sont produits à partir d’huiles usagées, huiles de cuisson ou de résidus forestiers et agricoles et permettent de réduire de 75% sur leur cycle de vie les émissions de CO2 par rapport au carburant d’aviation fossile comme le traditionnel kérosène. Ce dernier représente 20 à 30% du coût des vols pour les compagnies aériennes. Or, les SAF sont quatre à huit fois plus chers dans leur mode actuel de production.

Donc seule l’émergence de filières pour produire à grande échelle en France et en Europe permettra de réduire les coûts. Il va falloir mettre les bouchées doubles car le transport aérien mondial s’est fixé comme objectif d’atteindre zéro émission nette en 2050. Autant dire presque demain.

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