Santé : cinq heures de sommeil ou moins à partir de 50 ans augmente le risque de maladies chroniques

écouter (2min)

Il est normal de moins dormir quand on vieillit mais attention quand même aux trop petites nuits apres 50 ans. C’est le message de chercheurs de l’Inserm, dans une étude qui vient de paraître.

Article rédigé par
Anne Le Gall - franceinfo
Radio France
Publié
Temps de lecture : 1 min.
Une personne âgée en plein sommeil. (ANTOINE ARRAOU / MAXPPP)

Attention aux nuits trop courtes, notamment pour ceux qui, dès l'âge de 50 ans, ne dorment pas plus de cinq heures par nuit. On sait qu’en vieillissant, la qualité du sommeil est moins bonne, et que le sommeil profond diminue fortement, que les réveils se font plus tôt, mais même chez les quinquas et plus tard, dormir suffisamment reste une façon de protéger sa santé.

>> Peut-on trop dormir en vacances ?

Cette équipe de chercheurs de l’Inserm et de l'université Paris Cité a établi en effet qu'à partir de 50 ans, les petites nuits de cinq heures ou moins, accroissent  le risque de développer une première maladie chronique de 20%. Ces nuits trop courtes augmentent aussi de 20 à 40% le risque de développer plusieurs maladies chroniques en même temps, c’est ce qu’on appelle la multimorbidité.

Les chercheurs ont établi une liste de 13 maladies, parmi lesquelles on trouve notamment  : des maladies cardio-vasculaires, des cancers, des maladies des reins, du foie, du diabète, des troubles neurologiques, un risque dépressif, et même de l’arthrose. Pour obtenir ces résultats de corrélation entre sommeil et maladies chronique, les chercheurs ont analysé les données d’un panel de 7 000 Britanniques, dont le sommeil et la santé ont été scrutés par des questionnaire et des examen médicaux, pendant 35 ans.

Dormir suffisamment, c'est comme manger quand on a faim

Le lien entre toutes ces maladies et le manque de sommeil est que le sommeil  joue un rôle majeur dans la récupération physique, la restauration de l’énergie, les sécrétions d'hormones ou encore l'élimination de déchets et toxines dans l’organisme. Si les cycles de sommeil sont tronqués, cette régulation,  ne se fait pas totalement et notre système immunitaire en fait les frais.

"Même quand on vieillit, dormir suffisamment est donc tout aussi nécessaire que de manger quand on a faim", rappelle Séverine Sabia, chercheuse Inserm et première auteure de l’étude. Un rappel qui est d’ailleurs utile à tous les âges car selon Santé publique France. Les adultes français ont perdu en moyenne entre une heure et une heure 30 de sommeil en l’espace de 50 ans, à cause, notamment, du bruit, et de l’usage des écrans le soir.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.