Cet article date de plus d'un an.

Plus besoin de laver ses masques en tissu à 60° : l'Académie de médecine revoit ses recommandations

écouter (3min)

Pour des raisons économiques et écologiques, l'Académie de médecine estime que les masques peuvent être lavés avec le reste du linge et que l'on peut les garder toute une journée. L'important est que le port du masque devienne une routine quotidienne.

Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min.
Les masques peuvent être lavés à 30 ou 40 degrés avec le reste du linge, selon l'Académie de médecine. (ARIANE SCHWAB / RADIOFRANCE)

Ce sera beaucoup plus pratique, pour tout le monde : dans un communiqué publié mardi 8 septembre, l'Académie de médecine estime que le lavage à 60°C de nos masques en tissu n'est pas justifié. Il s'agit d'une recommandation plus pratique que technique : pour les académiciens, il faut que le port du masque devienne un de nos gestes quotidiens, comme brosser ses dents. Nous allons devoir tenir dans la durée face à cette épidémie de coronavirus, prévient l'académie de médecine, il faut donc que cela devienne une routine, compréhensible et acceptable. 

La plupart des Français lavent leur linge plutôt à 30° ou 40°. D’abord parce que c'est le conseil donné par des organismes publics comme l'Ademe pour que cela consomme moins d’énergie. Ce qui est mieux pour nos factures et notre environnement. De plus, nous utilisons des lessives qui ont déjà une action détergente, même à basse température. Quand vous repassez vos masques ensuite à 120°-140 °C, vous vous débarrassez du virus. Pour l’Académie de médecine nos masques en tissu de la semaine peuvent donc être lavés avec le reste de notre linge, pour que cela devienne un réflexe, un peu comme changer de sous-vêtements tous les jours.

Faire du port du masque une habitude

Laver le linge en contact avec le virus à 60°C est une recommandation du Haut conseil de santé publique, de la société française d'hygiène hospitalière et même de l’Agence nationale de sécurité du médicament. Mais elle a été publiée en avril dernier, en pleine vague épidémique. Aujourd’hui, on porte des masques partout : au boulot, dans la rue, en classe, même quand on ne croise pas un malade. L’Académie pense aux contraintes économiques et écologiques. Pour elle, ce serait pire que les gens ne portent pas de masque du tout. Elle rappelle que le masque chirurgical doit être privilégié pour les activités de soins ou pour les personnes avec des symptômes.

Le masque en tissu est plus pratique mais reste moins filtrant. C’est vrai qu’un masque en tissu aux normes a environ 70% d’efficacité de filtration, contre 90 à 95% pour les chirurgicaux. S’il est mouillé, il faut en changer, déjà parce que c’est désagréable, et puis parce qu’il ne filtre plus. Même chose si les fibres se détendent avec les lessives. L’Académie recommande de ne pas l’utiliser plus d’une journée quand les autres institutions préconisent d’en changer toutes les quatre heures. On voit bien que les recommandations de l’Académie de médecine s'attachent plus au principe de réalité qu’au principe de précaution le plus strict. 

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.