Les satellites "anges gardiens" du CNES fêtent leurs 40 ans

écouter (2min)

Depuis 1982, des dizaines de milliers de vie ont pu être sauvées grâce à ce système d'assistance capable de détecter un message d'alerte partout dans le monde en trois minutes.

Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Le Centre national d'études spatiales à Toulouse. (LIONEL BONAVENTURE / AFP)

Marins professionnels ou plaisanciers, randonneurs en montagne ou pilotes d’avion... Depuis 40 ans, ils sont plus de 57 400 personnes à avoir été sauvées par les satellites du système d’assistance Cospas Sarsat. À plus de 800 km d’altitude, les messages de leur balise de détresse ont été captés par ce réseau qui orbite en permanence autour de la Terre – 45 pays en sont partenaires – et leur appel au secours a fini par arriver au Centre national d'études spatiales (CNES) à Toulouse. Depuis 40 ans, une filiale du CNES surveille 24h/24h, tous les jours, les alertes pouvant être envoyées depuis n’importe où sur Terre par l’un des 2 400 000 utilisateurs de ces balises d’urgence dans le monde. 

Il y a 40 ans, il fallait 15 à 20 minutes pour qu'un message d'alerte capté par satellite soit reçu à Toulouse. Aujourd'hui, trois à cinq minutes. "C'est quatre fois plus rapide", confirme Philippe Roques, directeur général adjoint de CLS Group, filiale du CNES qui gère ces appels de détresse qui transitent par l'espace. Désormais, grâce aux progrès technologiques, celui qui active sa balise de détresse reçoit un accusé de réception quand son message parvient à destination à Toulouse. Ce détail change tout, psychologiquement, pour celui qui se retrouve perdu au milieu de l’océan avec un bateau retourné. Au moins, il sait que son appel à l’aide a été entendu.

Pour l'environnement et les animaux aussi

Si les satellites jouent de mieux en mieux leur rôle d'anges gardiens pour nous, humains, ils le sont aussi de plus en plus pour l'environnement. Les observations de ces appareils fournissent des données objectives sur l'état de la végétalisation, l'élévation du niveau marin, l'érosion du littoral, la fonte des calottes glaciaires, l'artificialisation des sols... 

À l'heure de la COP15 sur la biodiversité, rappelons aussi que les satellites sont aussi les anges gardiens de quelque 8 000 animaux sauvages équipés de balises Argos. Ce suivi permet de localiser leurs zones de reproduction, d'alimentation ainsi que les couloirs migratoires à protéger.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.