Le billet vert, France info

Le billet sciences. Pourquoi a-t-on tant besoin de nature après le confinement ?

Les Français ont profité du week-end pour se mettre au vert. En particulier, les citadins qui se mettent en quête de foret, de plages ou de campagne à moins de 100 km de chez eux. Il faut dire que la nature a bien des effets sur notre santé.

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(VALERIE VREL / MAXPPP)

Balades en forêt, sur les plages ou à la campagne, barbecue dans les jardins ont fait le plein pour ce premier week-end depuis le déconfinement. Les citadins se posent encore plus la question de déménager pour garder un coin de verdure après cette expérience de confinement. Il faut dire que les études sont nombreuses sur les bienfaits de la nature, parfois même simplement d'avoir vue sur des arbres, sur notre santé. D’abord parce que vivre à la campagne ou à proximité d’espaces verts pousse les gens à faire plus d’activité physique : de la marche, du vélo, du foot. Evidement cela réduit l’obésité, le stress, l’hypertension, les problèmes cardiaques. Ce sont les bienfaits du sport sur la santé, mais la nature y est pour quelque chose.

Activité physique et nature

Les effets de la nature sont notables sur les enfants. Une étude espagnole a comparé les effets de la nature sur la mémoire, la concentration de 2 500 écoliers barcelonais : ceux qui avaient accès à un espace vert près de l’école ou de la maison avaient de meilleurs résultats. Des chercheurs américains sont allés plus loin auprès d’enfants hyperactifs qui souffrent de troubles déficit de l'attention-hyperactivité (TDHA) et soignés le plus souvent avec un médicament : la ritaline. Ils estiment qu’une marche de quelques minutes dans la verdure fait le même effet que leur médicament. Ceux qui jouent dans la nature ont des troubles moins sévères que ceux qui jouent en ville au milieu du béton.

Nature et santé mentale

Notre cerveau a d’immenses pouvoirs et quand il a sa dose de chlorophylle, il nous le rend bien. Une étude de l’université du Michigan, l’an dernier, a mesuré le taux de cortisol, l’hormone du stress, dans la salive de 36 personnes tests. Ce taux baissait dès qu’elles faisaient une pause nature de 20 minutes dans leur journée. Mais l’une des études les plus intéressantes sur le sujet a été publiée dans Science en 1984. Un chercheur, américain, Robert Ulrich, a comparé la convalescence de patients qui avaient une fenêtre avec vue sur des arbres et ceux qui ne voyaient que des murs. Pour les mêmes opérations, dans les mêmes hôpitaux, ceux, dont l’horizon était verdoyant ont consommé moins d’anti-douleurs, ont eu moins de complications post chirurgicales et sont rentrés chez eux en moyenne un jour plus tôt que les autres. 

(VALERIE VREL / MAXPPP)