Cyclistes, piétons et usagers du métro sont ceux qui inhalent le plus de particules liées à la pollution en ville

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Quand on se déplace en ville, sommes-nous plus exposés à la pollution automobile à pied sur le trottoir, ou au milieu de la rue dans une voiture ? Des chercheurs de l’Inserm viennent de répondre à cette question.

Article rédigé par
Anne Le Gall - franceinfo
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Piétons, cyclistes et voitures dans une rue de Strasbourg (Bas-Rhin). (JEAN-MARC LOOS / MAXPPP)

Des scientifiques de l’Inserm et de l'université de La Sorbonne ont suivi 280 volontaires se déplaçant dans le Grand Paris. Il y avait parmi eux des piétons, des cyclistes, des automobilistes et des motards ainsi que des utilisateurs des transports en commun. Chacun a été suivi durant six jours. Ces participants étaient équipés de capteur au niveau des épaules, pour mesurer la concentration aérienne de carbone de suie au niveau de la bouche et du nez (le carbone de suie est un polluant généré par le trafic routier).

Les résultats sont contrastés selon que l’on étudie la pollution de l’air ambiant ou la pollution qui, au final, arrive dans les poumons de ceux qui se déplacent . Ce sont en effet , les passagers des voitures et des deux-roues qui sont les plus exposés à la pollution ambiante liée au trafic routier, mais ce sont ceux qui circulent sans moteur, donc les piétons, et surtout les cyclistes qui inhalent le plus de particules polluantes.

Mieux aménager l'espace urbain

La différence s'explique par l'effort physique qui augmente l'activité respiratoire. Le volume d'air absorbé est donc plus important, tout comme  la quantité de particules polluantes inhalées. Un cycliste inhale ainsi une fois et demie plus de carbone suie qu’un automobiliste qui circule au même endroit. Les piétons sont aussi plus exposés que les automobilistes ou les motards, mais moins que les cyclistes.

Il ne faut pas arrêter de faire du vélo en ville, répète Basile Chaix , directeur de recherche à l'Inserm, l'un des auteurs de l'étude . Car la marche ou le vélo apportent d’autres bénéfices pour la santé et contribuent à la baisse globale de la pollution en ville. Mais en termes d’aménagement urbain, cette étude confirme l’importance de créer des trottoirs ou et des pistes cyclables dédiées, à l’écart des voies de circulation automobile.

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