Covid-19 : la fin du port du masque obligatoire dans les transports (ou presque)

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Ça y est, nous allons revoir le visage de nos voisins dans les transports ! Le ministre de la Santé, Olivier Véran, l’a annoncé : le masque ne sera plus obligatoire à partir du lundi 16 mai. 

Article rédigé par
Anne Le Gall - franceinfo
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Le port du masque ne sera plus obligatoire dans les transports en commun à partir du lundi 16 mai. (PHILIPPE LOPEZ / AFP)

Sur la question du port du masque, la France s’aligne ainsi sur certains de ses voisins européens, comme la Grande-Bretagne, L’Irlande et la Suisse, qui ont déjà levé cette obligation. À partir de lundi donc, chez nous aussi, fini le masque obligatoire dans les trains, les bus, les métros, les taxis et les avions.

Le gouvernement s’appuie sur l’embellie des chiffres pour expliquer cette décision, car le pays enregistre désormais en moyenne 40 000 contaminations par jour, un chiffre en baisse depuis plus d’un mois. Il reste encore 20 000 malades du Covid-19 à l'hôpital mais les admissions sont également en recul.

Le port du masque reste recommandé dans certains cas

La décision fait plutôt consensus chez les épidémiologistes. Certes, l’épidémie n’est pas terminée. Elle risque de repartir à l’automne, mais justement, plusieurs experts soulignent que relâcher la contrainte du masque maintenant, en période d'accalmie et alors qu’il commence à faire chaud, cela peut permettre de préparer une meilleure acceptabilité de son retour si cela devient nécessaire.

D'ailleurs, il faut bien souligner ce qu’a dit Olivier Véran hier, ce n'est pas tout à fait un retour à la vie d'avant, car "le masque ne sera plus obligatoire, mais il reste recommandé”. Pour l’épidémiologiste Mircea Sofonea, il y a plusieurs situations dans lesquelles, il sera préférable de garder le masque. D'abord évidemment, si l'on a des symptômes ou que l’on est cas contact, pour ne pas risquer de contaminer les autres. Ensuite, si l’on est fragile, avec par exemple une insuffisance rénale ou respiratoire, si l’on est immunodéprimé ou que l’on a plus de 65 ans.

Enfin, comme le virus circule toujours, même chez les personnes en bonne santé, il va falloir aussi tenir compte du type de trajet. Car pour Mircea Sofonea, lorsqu’on se trouve par exemple plus de 15 minutes, dans un train ou un bus mal aéré où tous les sièges sont occupés, ce contexte peut facilement multiplier par 10 le risque moyen de contamination. Surtout si les passagers parlent entre eux. A chacun donc d’en tenir compte, pour se protéger et protéger les autres.

Rappelons que le masque et le "pass sanitaire" restent obligatoires pour accéder aux hôpitaux et aux Ehpad. Ainsi que l’isolement d'une semaine en cas de test positif.

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