Covid-19 : d'un lieu à l'autre, le risque de contamination n'est pas le même

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Les discothèques ferment pour quatre semaines, tandis que le protocole sanitaire est relevé au stade 3 dans les écoles. Que sait-on exactement des contaminations en boîte de nuit ?

Article rédigé par
Anne Le Gall - franceinfo
Radio France
Publié
Temps de lecture : 2 min.
Une discothèque à Limoges (Haute-Vienne). (NATHALIE COL / RADIO FRANCE)

Le Premier ministre, Jean Castex a annoncé lundi 6 décembre la fermeture des discothèques pour quatre semaines. Les dernières données disponibles qui concernent les contaminations en discothèques sont celles de l’étude Comcor parue fin novembre. Cette étude menée par le professeur Arnaud Fontanet avec l’Institut Pasteur indique qu’au mois de juillet dernier, les soirées en boîte de nuit ont fait grimper le risque de contamination de 790% chez les moins de 40 ans. C'est effectivement l'un des lieux les plus à risque malgré le pass sanitaire.

L'ambiance détendue, parfois alcoolisée (qui fait oublier les gestes barrière) et le manque d'aération, y sont certainement pour beaucoup. Un contexte qui peut, d'ailleurs, exister aussi dans des lieux privés : cet été, le fait de participer à une fête, tous lieux confondus, a entrainé, le risque de contaminsation de +350% chez les moins de 40 ans (et +150% au dela de cet âge). En comparaison, le surrisque de contamination dans les transports est lui estimé à : +20% dans le métro ou +30% dans le train.

Avoir des enfants à la maison expose à un surrisque de contamination

Le protocole sanitaire est relevé au stade 3 dans les écoles. Aujourd’hui, les moins de 15 ans représentent un quart des tests positifs. Or, cette même étude de l’Institut Pasteur indique, que pour les parents et grand-parents, avoir un enfant à la maison est associé à un surrisque d'infection qui va de +30% pour les collégiens à +90% pour des enfants de moins de trois ans. Ces chiffres sont même, sans doute, sous-évalués, par rapport à aujourd'hui, puisque l’étude a été menée durant l'été 2021, quand les familles vivaient davantage à l’extérieur et que le variant Delta était moins présent.

Les enfants, même s’ils font peu de formes graves du Covid, participent donc activement à la diffusion du virus. D'où la question de leur possible vaccination à partir de la fin de l’année, si la Haute autorité de santé et le Comité d'éthique donnent leur feu vert. Feu vert qui a déjà été donné pour les enfants les plus à risques.

Chez les adultes, au-delà de la protection contre les formes graves, la vaccination avec deux doses permet de diviser par deux le risque de contaminer quelqu'un ou d'être contaminé. Avec le dose de rappel, ce risque de transmission est même divisé par 10 deux semaines après l’injection. L'inconnue, c'est la durée de cette protection, mais des schémas vaccinaux similaires dans d'autres maladies, laissent supposer que la protection conférée par cette dose de rappel durera plus longtemps que les deux autres.
 
 

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