La pratique du deux roues, France info

Le sport motocycliste, un long apprentissage

Si la pratique d'un sport collectif ou bien individuel comme le judo, le tennis ou l'équitation ne pose guère de problème, les clubs étant faciles à trouver, celle du sport motocycliste est un petit peu moins évidente. Et pourtant les filières ne manquent pas à condition toutefois que le futur champion soit bien accompagné.

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Il faut savoir que dès
l'âge de 6 ans en France, un jeune, fille ou garçon, peut découvrir et
s'adonner aux joies de la pratique sportive de la moto que ce soir dans le
domaine de la vitesse, du motocross, du trial ou encore de l'enduro avant,
éventuellement, de se diriger vers la compétition.

Mais contrairement à la
plupart des autres activités sportives, la pratique de la moto, surtout chez
les très jeunes, nécessite donc un certain nombre de précautions, de règles et
d'un accompagnement parental " intelligent " primordial.

Dans une enquête forte bien
détaillée, publiée ce mois-ci dans le mensuel Moto Magazine, le journaliste et
motard Francesco Scuderi détaille ainsi toutes les possibilités existantes dans
notre pays que ce soit au sein de la Fédération Française de Motocyclisme avec
ses stages à caractère éducatif ou bien encore de l'Union française des œuvres
laïques d'éducation physique (l'UFOLEP). Francesco Scuderi donne également la
parole à Sophie Huguet, docteur en psychologie du sport, et au président du
comité médical de la Fédération Française de Motocyclisme, le Docteur pierre
Ortega.

L'un et l'autre mettent en
avant tous les bienfaits que représente ce sport mais insistent sur les
précautions à prendre. Pour Sophie Huguet il est indéniable que la pratique du
sport motocycliste est structurante psychologiquement pour les jeunes car elle
leur permet de se confronter à la difficulté et d'apprendre à y faire face mais
il est primordial de veiller à ce qu'ils n'aient pas de trop de frustrations
lorsqu'ils s'initient et surtout qu'ils apprennent en s'amusant. Sophie Huguet
insiste également sur le fait que les parents ne doivent pas se mettre à la
place de leur enfant et de faire en sorte que le choix de la pratique de la
moto ne soit pas le leur mais bel et bien celui de leur progéniture tout en
étant très attentifs aux éventuels signes de mal être.

Pour le Docteur Pierre
Ortega il est primordial de ne pas brûler les étapes et de veiller à ce que
cette pratique soit progressive tenant compte de l'évolution du jeune et de son
métabolisme. Pierre Ortega met en garde ainsi les parents sur les risques de
marginalisation que pourrait entraîner une spécialisation trop précoce tout en
les appelant à veiller sur l'état de fatigue de leur jeune, en lui ménageant
des temps de récupération très importants et en veillant à son alimentation.

Avant d'entrer de plein pied
dans le monde de la compétition moto et de pouvoir intégrer par exemple une
pépinière de champions comme la Dark Dog Academy, le sport motocycliste réclame
un long, un très long apprentissage doublé d'un accompagnement de tous les
instants.

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