L'invité de 8h15, France info

Sapin et les petites retraites : un geste "nécessaire et possible"

Invité de France Info ce jeudi matin, le ministre des Finances et des Comptes publics est revenu sur les 50 milliards prévus par le pacte de responsabilité. Il a confirmé un geste pour les petites retraites sans entrer dans le détail. Et surtout, s'il a réaffirmé la "liberté d'expression" des députés socialistes frondeurs, il a précisé que cette liberté s'exerçait dans le cadre d'une majorité.

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Il y a évidemment
dans ces 50 milliards d'économies des choses qui peuvent bouger. Je
comprends qu'on soit particulièrement sensibles aux petits, à ceux qui ont des
petits revenus.
 Parce qu'on est un petit
retraité, un petit fonctionnaire, un petit contribuable et qu'on trouve anormal
de payer des impôts alors que les revenus n'ont pas augmenté. Nous y sommes
attentifs.  Oui bien sûr les choses peuvent évoluer, doivent évoluer" a
affirmé Michel Sapin.

"Je pense que c'est nécessaire, je
pense que c'est possible"

Et le ministre des
Finances et des Comptes publics a été un tout petit peu plus précis concernant
les petites retraites.

"Quand vous êtes à 800-900 euros de retraite, ce n'est quand même
pas beaucoup. Est-ce qu'on doit essayer de faire un geste pour que ces petites
retraites puissent augmenter au cours de l'année qui vient, je pense que c'est
nécessaire, je pense que c'est possible. Dans le dialogue avec notre majorité,
nous trouverons des solutions
". 

Mais sur le gel
du point d'indice des fonctionnaires, il a été inflexible en précisant qu'un
"geste venait d'être fait " pour ceux de la
catégorie C, "ceux qui sont en bas de l'échelle de la
fonction publique
". Et il appelle à mettre "ce geste en valeur " : "Pour les catégories C, les salaires augmenteront au cours de
l'année qui vient."

Michel Sapin rappelle aux députés PS leur devoir de "cohérence"

"Je ne porte de jugement sur
aucun de ceux qui s'expriment. Ils ont la liberté d'expression, à l'intérieur
d'une majorité. C'est pas une question de discipline, c'est une question de
cohérence
" a affirmé le ministre des Finances et des
Comptes publics en s'adressant directement aux députés PS qui
menacent de ne pas voter le plan d'économies présenté ce mercredi en Conseil
des ministres. "Chaque député de la majorité est là
parce qu'il y a une majorité. Et chacun sait que cette majorité elle est issue
d'une majorité présidentielle. Chacun doit être en cohérence. Mais chacun a
droit à ses colères".

 

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