Roms : Viviane Reding dénonce des propos de campagne électorale
"Si je ne me
trompe, il y a de l'élection en l'air en France. A chaque fois qu'on ne veut
pas parler de choses importantes comme le budget ou les dettes, on trouve les
roms " a déclaré Viviane Reding. La vice-présidente de la Commission européenne
qui "s'étonne" : "Depuis quelques années déjà, la question aurait pu être
résolue mieux qu'elle ne l'ait aujourd'hui. Je m'étonne".
Les roms ont-ils vocation à revenir en Bulgarie ou en Roumanie comme le demande Manuel Valls? "Nous avons des règles européennes qui ont été signées par la France, des règles sur la libre circulation des citoyens européens. Et ce ne sont pas des roms, mais des individus. C'est sur décision d'un juge qu'ils peuvent être évacués s'ils ont fait quelque chose qui va contre les lois de l'Etat en question".
"Cinquante milliards d'euros à disposition"
"Il y a cinquante milliards d'euros qui sont à disposition et
qui ne sont pas utilisés. Je me demande pourquoi " assure Viviane Reding, sans préciser que ce chiffre concerne toute l'Europe. "On laisse venir les choses
jusqu'à ce qu'elles soient impossibles et on ne fait pas le travail d'intégration.
Nous avons mis l'argent sur la table. Il pourrait servir aux maires et je
vois que cet argent n'est pas utilisé."
Et elle insiste : "La France a signé une stratégie nationale d'intégration des roms. Or l'argent n'arrive pas où il y doit arriver, dans les communes, chez les maires, là où il y a les problèmes".
Ce n'est pas la première fois que l'attitude de Paris par
rapport aux roms est critiquée par la commission européenne. Déjà en 2010 quand
Nicolas Sarkozy était le président de la République la France avait été menacée
de sanctions. Puis l'année dernière, là encore après des déclarations de Manuel
Valls.
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