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Notes gonflées au bac : Fioraso dément, "pas de notation sur 24 dans l'académie d'Orléans"

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La ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche, invitée de France Info mercredi, est revenue sur la polémique sur l'épreuve de français du bac dans l'académie d'Orléans. Elle a démenti toute consigne de surévaluation des notes à l'épreuve orale de français. Elle a aussi évoqué le mécontentement des chercheurs et la formation des étudiants en IUT.
Article rédigé par
Radio France
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Franceinfo (Franceinfo)

"Depuis que les lycéens passent le bac, on n'a cessé de
diffuser des informations de nature à les déstabiliser
", regrette en
préambule la ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche.

Polémique sur le bac

Elle apporte ensuite une réponse à l'affaire révélée dans le
Figaro ce mercredi matin. Selon un syndicat de profs, l'académie d'Orléans-Tours aurait demandé de surévaluer les notes à
l'épreuve orale du bac de français.

"D'après les informations dont je dispose , explique
Geneviève Fioraso, à aucun moment il n'a été proposé de notation sur 24. Dans
toutes les académies, et c'est tout à fait normal, on s'interroge sur les
critères de notation
". L'essentiel est, selon elle, de laisser les lycéens
passer le bac tranquillement.

La dérive dans les IUT

Geneviève Fioraso estime que les étudiants manquent d'information et s'orientent mal après le
lycée. Les bacs professionnels et les bacs techniques atterrissent trop souvent
à l'université non par choix mais par méconnaissance. Leur taux de réussite
pour eux est très faible en licence. Ce problème est la conséquence d'une
dérive progressive : de plus en plus de bacs généraux entrent dans les IUT et
BTS au détriment de filières techniques
qui n'y ont plus leur place.

Les chercheurs

La ministre constate "qu'une poignée de
chercheurs
" conteste sa loi. Contrairement à son prédécesseur, elle ne
souhaite pas déstabiliser ce milieu. "Il s'agit de donner aux université
des moyens de réussite en premier cycle
" explique-t-elle. Geneviève Fioraso
parle de la création de 5.000 postes en cinq ans afin d'y parvenir. Elle regrette par ailleurs le manque de techniciens dans
l'aéronautique et l'aérospatial.

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