Cet article date de plus de huit ans.

Harlem Désir et les grands patrons : "Vive les Suisses !"

écouter (5min)
Invité de France Info ce lundi matin, le Premier secrétaire du Parti socialiste a applaudi le vote par les Suisses de l'initiative limitant les "rémunérations abusives" des patrons des sociétés suisses. L'occasion d'insister pour que soit mise en place, en France, la taxe à 75%. Sur le dossier du diesel, Harlem Désir a affirmé qu'il n'y avait pas de "hausse programmée".
Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
 (©)

"J'ai envie de dire 'vive les Suisses' après ce vote référendaire contre les parachutes dorés. Et quand au Parlement européen, et la France y a participé, nous adoptons une limitation des bonus des traders,  cela va dans la même direction. Lorsque dans la réforme bancaire, avec les députés socialistes, nous avons renforcé les dispositions contre les paradis fiscaux, tout cela c'est la lutte contre la finance folle. Et c'est aussi pour cela que nous insistons pour que la taxe exceptionnelle à 75% qui était prévu pour les revenus supérieurs à un million d'euros soit bel et bien mise en place" a déclaré Harlem Désir.

"Ne pas créer d'inquiétude et d'anxiété pour les Français "

Mais le patron du PS est beaucoup plus réservé sur la hausse de la fiscalité du gazole. "Aucune hausse n'est prévue, programmée ni par le gouvernement ni par la majorité "* a-t-il affirmé. "Il faut éviter les dissonances entre ministres sur des sujets sur lesquels
le gouvernement aura à travailler ".  Et il explique qu'il ne faut "pas créer d'inquiétude et d'anxiété pour les Français ". Et "ne pas faire d'annonces s'il n'y a pas de projets préparés".*

Réforme du marché du travail : "L'Assemblée fera son travail"

Le projet de loi sur la sécurisation de l'emploi sera présenté ce mercredi en Conseil des ministres. Ce texte fait l'objet de contestations à gauche. Harlem Désir  a insisté ce lundi matin sur les "avancées très importantes " prévues par cet accord. "Nous ne nous sentons pas prisonniers mais nous voulons respecter un accord issu d'un dialogue social."

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.