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François Bayrou : moraliser la politique, "ça ne se fait pas avec des rustines"

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Après le séisme provoqué par les aveux de Jérôme Cahuzac, le président du MoDem a lancé une pétition pour la rédaction d'une loi sur la moralisation de la vie politique. S'il ne met pas directement en cause François Hollande et Jean-Marc Ayrault, François Bayrou estime jeudi sur France Info que les mesures proposées mercredi par le président de la République ne sont pas suffisantes pour pallier ces problèmes.
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Radio France
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Franceinfo (Franceinfo)

La pétition lancée mercredi par François Bayrou a recueilli plus de 7.000 signatures en une soirée, affirme le président du MoDem. Invité ce jeudi de France Info, il a une nouvelle fois mis l'accent sur l'importance d'une loi de moralisation de la politique : "On a besoin d'une loi générale qui prenne tous les problèmes qui sont restés sans traitement depuis des années ". Et François Bayrou énumère les problèmes en question :

"Il y a des scandales souterrains tous les jours, des micro-partis dont on ne sait pas comment ils sont financés ; il y a l'affaire du cumul des mandats ; le fait que le gouvernement, l'Assemblée nationale et le Sénat sont pléthoriques ; le fait que des conflits d'intérêt sont tous les jours organisés, avec des élus qui en même temps ont des missions rémunérées auprès de grandes entreprises ou d'intérêts particuliers ".

Pour François Bayrou, les annonces prononcées par François Hollande mercredi sont "des petites annonces, de l'homéopathie ". "Mais une maladie aussi grave, on ne la guérit pas avec de l'homéopathie. Il ne s'agit pas de rustines ", ajoute-t-il. 

Le président du MoDem, en revanche, n'accable pas le président de la République et son Premier ministre : "Y a-t-il eu protection ? Je ne le crois pas. (...) Je pense qu'il y avait des doutes dans l'univers gouvernemental. Mais devant les dénégations tellement fortes de l'intéressé, ils ont attendu d'avoir des preuves ", estime François Bayrou.

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