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Ce qu'attend Jean-Claude Mailly de Hollande : "Pas de pédagogie, du concret !"

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À quelques heures de l'intervention télévisée de François Hollande, à la peine dans les sondages, Jean-Claude Mailly, le secrétaire général de FO, était l'invité de France Info. Il a réclamé des mesures concrètes et la fin du dogme européen qui consiste à "réduire les dépenses".
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Radio France
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Qu'attend Jean-Claude Mailly de l'intervention présidentielle sur France 2 ce jeudi soir ? "Pas seulement de la pédagogie, parce que ce ne suffit pas à changer les choses. Il faut des réponses sur trois points-clés , explique le secrétaire général de Force ouvrière. Les question d'emploi et de chômage, après 22 mois d'augmentation du chômage de manière successive. Les questions de pouvoir d'achat, en baisse officielle de 0,4% en 2012. Et la question de l'avenir des services publics ". 

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En dix mois le gouvernement pouvait-il faire plus ? "Ce qui plombe la situation aujourd'hui, ce sont des décisions qui ont été prises au niveau européen, ce qu'on appelle le pacte budgétaire europénen, que la Francea accepté, et qui nous met dans la seringue de l'austérité. On n'en a les conséquences aujourd'hui ", indique Jean-Claude Mailly. Et le pacte de croissance qui avait été adjoint, par la France, au pacte budgétaire ? "C'était de la com'. Ce pacte, c'est 10 milliards, c'est rien au niveau européen ". 

"Pour débloquer la machine, il faut remettre du carburant. C'est notamment du pouvoir d'achat..."

Pour le patron de FO, les mesures prises pour le moment par le gouvernement sont bien en deçà des attentes. "Les emplois d'avenir et les contrats de génération, on n'y était pas opposé. Mais ce n'est pas ça qui va régler le problème du chômage. Quand au crédit d'impôt pour les entreprises, il va falloir voir si ça booste l'investissement ". 

Quelles solutions ? "Pour débloquer la machine, il faut mettre du carburant, c'est notamment du pouvoir d'achat. L'État par exemple pourrait commencer par revenir sur le gel des salaires de ses propres agents... " Pour Jean-Claude mailly, il faut aussi cesser d'avoir en tête de "réduire les dépenses ". 

Enfin, sur la succession à la tête du Medef, Jean-Claude Mailly déploie l'adage : "On sait ce qu'on perd, on ne sait pas ce qu'on gagne ! "

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