L'interview politique, France info

Licenciement d'un délégué CGT d'Air France : une "grande maladresse" selon Marie-Noëlle Lienemann

Invitée de France Info ce mardi matin, la sénatrice socialiste de Paris et candidate à la primaire à gauche, Marie-Noëlle Lienemann, a dénoncé une "grande maladresse et un mauvais signal" après le licenciement d'un délégué CGT d'Air France.

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(La sénatrice PS et candidate à la primaire de la gauche, Marie-Noëlle Lienemann. © Radio France / Jean-François Achilli)

La décision lundi de la ministre du Travail, Myriam El Khomri de valider le licenciement d'un délégué CGT d'Air France est "une grande maladresse ", réagit ce mardi matin sur France Info Marie-Noëlle Lienemann, sénatrice socialiste de Paris. "C’est un mauvais signal pour le monde syndical qui a déjà été pas bien traité du tout dans le débat sur la loi Travail ", ajoute la candidate à la primaire de la gauche.

Le salarié d’Air France était accusé d’avoir participé à l’épisode de la chemise arrachée d'un DRH de la compagnie aérienne. L’inspection du travail avait refusé ce licenciement, estimant qu’il n’y avait aucune preuve matérielle de l’implication du salarié. Une position qui est partagée par Marie-Noëlle Lienemann : "Il y a beaucoup d’ambiguïté sur son implication réelle [...] donc moi je pense que dans la période où nous sommes, il faut faire prévaloir la sérénité et le dialogue. Je trouve que politiquement, c’est tout à fait malvenu et ce n’est pas forcément une position juste. "

"Une loi peut être défaite"

Par ailleurs, la sénatrice socialiste a répété son opposition à la loi Travail publié ce mardi au Journal officiel. C’est, dit-elle, "un mauvais coup ". "Elle n’attaque pas les sujets principaux devant lesquels se trouve le monde du travail à venir. […] Elle met un coup dramatique à long terme sur l’équilibre de notre droit social et va favoriser le dumping à l’intérieur du pays. "

L’élue de Paris n’exclut pas de revenir sur ce texte. "Une loi est faite, elle peut être défaite ", affirme-t-elle. "On peut considérer qu’un certain nombre de textes ne sont pas obligés d’être mis œuvre par décrets, et deuxièmement, il peut y avoir des initiatives parlementaires pour modifier tel ou tel point de la loi Travail. "

(La sénatrice PS et candidate à la primaire de la gauche, Marie-Noëlle Lienemann. © Radio France / Jean-François Achilli)