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Les "outsiders" ne veulent rien lâcher

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C'est cette semaine que Nicolas Sarkozy entre officiellement dans la course à l’Elysée. Sa candidature risque d'accentuer encore la focalisation sur le duel qui l'oppose au socialiste François Hollande. Voilà qui ne fait pas les affaires des outsiders. Marine Le Pen et François Bayrou, qui entendent ne rien lâcher.
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Radio France
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C'est depuis l'Alsace, terre d'élection du Front national, que Marine le Pen a sonné la charge. Sus à l'imposteur ! Pas question cette fois de se laisser plumer comme en 2007. Marine Le Pen ne veut rien céder de ce qu'elle considère comme son territoire : la sécurité et l'immigration renouant avec le slogan de son père préférez l'original à la copie : "Nicolas Sarkozy avait promis de sortir le glaive contre les violences, il nous a montré une ridicule épée en plastique ; celle qu’on offre aux petits garçons qui se prennent pour de super héros".

François Bayrou tente de préempter le terrain du centre

François Bayrou, qui stagne dans les sondages, entre 11 et 14% des intentions de vote. Il voit dans le coup de barre à droite de Nicolas Sarkozy l'occasion d'un rebond. Ou comment donner un nouveau souffle à sa campagne. A Paris samedi, puis hier-soir sur France 2, le leader centriste a renoué avec les accents de son pamphlet anti-Sarkozy publié en 2009, abus de pouvoir.

François Bayrou a lancé un appel solennel aux républicains et humanistes de la majorité, comprenez ses anciens amis de l'UDF : "Le moment est venu de lancer un appel […] Il y a des choses qu’on n’a pas le droit de laisser faire ou de laisser dire : le moment est venu de dire +c’est assez, ça suffit, stop !+".  

François Bayou, pour qui "aucun des hommes ou des femmes du centre, même passé à l'UMP, ne peut accepter qu'on fasse de l'étranger et du chômeur les coupables de nos maux" .

Pour l'instant, son appel reçoit un accueil mitigé. Pas de grand mouvement encore, de retour vers le troisième homme de 2007. Pour un ancien proche, passé dans le camp Sarkozy, c'est trop tard. "François Bayrou a laissé passer le coche de son entrée en campagne".   

François Hollande ne change rien à sa campagne

Le candidat socialiste surjoue la force tranquille. La candidature de Nicolas Sarkozy ? "Ca m'est totalement indifférent, parce que rien ne doit me détourner", a déclaré hier François Hollande sur Canal+. "Qu'il (Nicolas Sarkozy, ndlr) fasse ce que bon lui semble" , a-t-il conclu.

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