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Le troisième homme de 2007 repart à l'assaut de l'Elysée

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Le président du MoDem, François Bayrou, a annoncé hier sur TF1 sa candidature à la présidentielle. La confirmation d'une évidence.
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Radio France
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Bien sûr, pour François Bayrou, la question des alliances ne se pose pas officiellement : il sera au second tour. Et c'est vrai qu'entre l'abandon de Jean-Louis Borloo et le renoncement possible ou probable de Dominique de Villepin, le champ est libre. Il y a un espace au centre. Sauf que les temps ont changé, la crise est passée par là, assure Dominique Paillé, ancien centriste devenu sarkozyste, puis borlooiste, avant de rallier de nouveau le camp présidentiel : "Très vite les Français vont demander des propositions concrètes. Or, quand il y a dramatisation des situations, il y a refuge d'un côté ou de l'autre de l'échiquier, et c'est toujours le centre qui en pâtit ".

Au centre, il y a aussi Hervé Morin

Hervé Morin, actuel patron du Nouveau Centre, ancien lieutenant de François Bayrou. Les deux hommes partagent l'amour des chevaux et la conviction que toute campagne doit être enracinée dans un parcours personnel. Morin le fils de maçon contre Bayrou le fils de paysan. Le candidat de la truelle, contre le candidat du tracteur de 2007.

Hervé Morin doit présenter sa candidature dimanche prochain, sous le pont de Normandie. Pas question pour François Bayrou de se laisser doubler, d'où cette annonce de candidature un peu précipitée. Mardi dernier, François Bayou assurait encore à Libération qu'il se prononcerait dans les 15 premiers jours de decembre.

En bref : un sénateur socialiste tire la sonnette d'alarme et dénonce la "cacophonie " au PS

Gaëtan Gorce, sénateur de la Nièvre, demande la convocation du Conseil national du PS, le parlement du parti, afin de "préciser la feuille de route ". "La cacophonie de ces derniers jours, qui a fragilisé le début de campagne de François Hollande, est d'abord l'illustration des faiblesses et des défaillances de notre organisation ", dit-il. Référence à l'accord avec les Verts et le psychodrame qui a suivi. "Il faut arrêter de règler les problèmes en petit comité. C'est la dernière station avant l'autoroute pour les protestations et les rappels à l'ordre. Lorsque la campagne sera vraiment engagée, il ne sera plus possible de pousser des coups de colère ", prévient le sénateur socialiste de la Nièvre.

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