L'interview politique, France info

Le projet de loi République numérique va changer "la vie des Français" (Axelle Lemaire)

Axelle Lemaire, secrétaire d’Etat chargée du Numérique, a estimé jeudi sur France Info que le projet de loi sur la République numérique fait "le pari de l'innovation " et va changer "la vie des Français".

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Axelle Lemaire, secrétaire d’Etat chargée du Numérique, a estimé jeudi sur France Info que le projet de loi sur la République numérique fait "le pari de l'innovation " et va changer "la vie des Français". Le texte a été examiné mercredi par la commission mixte paritaire, des dispositions du projet de loi restant en discussion. Pour la secrétaire d'Etat, ce texte "va changer pour le mieux la vie des Français, va mieux protéger leurs données personnelles, fait le pari de l'innovation pendant que des pays se fracturent en ayant la nostalgie du passé, le gouvernement prépare l'avenir en douceur", a-t-elle expliqué.

Une des dispositions du projet de loi va permettre d'encadrer la location, par des particuliers, d'appartements sur les plateformes comme AirBnB. "Les communes auront la possibilité de bloquer la location d'appartements après 120 jours", a expliqué Axelle Lemaire. Les particuliers n'ont pas le droit de louer sur Internet leur appartement à des fins touristiques plus de 120 jours par an. "Le problème c'est qu'on assiste à un contournement de cette loi. Des gens qui sont des professionnels de la location, qui devraient déclarer leurs revenus comme étant des revenus tirés de la location touristique professionnelle ne le font pas", a-t-elle regretté. Une disposition nécessaire donc selon Axelle Lemaire dans certaines villes car "il y a un problème d'accès aux logements, c'est-à-dire les étudiants ne peuvent pas louer, les prix de l'immobilier montent trop, on exclut des familles de certaines zones", a-t-elle expliqué.

Globalement, la secrétaire d’Etat chargée du Numérique Axelle Lemaire a jugé le bilan du gouvernement "excellent et inégalé par rapport aux gouvernements précédents en matière d'innovation et de numérique".

Présidentielle 2017 : "François Hollande aimerait, je crois, être candidat"

Axelle Lemaire, secrétaire d’Etat chargée du Numérique, a dit croire, jeudi sur France Info, que François Hollande "aimerait être candidat" à la présidentielle de 2017 mais que "c'est une décision qui n'appartient qu'à un homme." "François Hollande aimerait, je crois, être candidat mais il a eu l'honnêteté de conditionner sa candidature au changement de la situation économique dans ce pays. Et elle change", a-t-elle ajouté. "Il a donné un calendrier pour cela. On sent bien que les choses bougent, on sent bien que tous les indicateurs économiques passent au vert et que cela commence à être créateur d'emplois. Et qui dit création d'emplois dit nouveaux espoirs".

Est-ce que François Hollande sera candidat à la primaire de la gauche de gouvernement pour 2017 ? Axelle Lemaire a donné rendez-vous à la fin de l'année : "Nous sommes l'été. On verra à l'automne voire au début de l'hiver et c'est une décision qui n'appartient qu'à un homme. On peut commenter, on peut anticiper, mais au fond personne n'est dans la tête de François Hollande".

Brexit : il faut "respecter sans mépris" le choix des Britanniques

Une semaine après le référendum sur le Brexit, Axelle Lemaire, secrétaire d’Etat chargée du Numérique, a estimé jeudi sur France Info qu'il faut "respecter sans mépris" le choix des électeurs du Royaume-Uni. "Aujourd'hui plus de 17 millions de Britanniques ont exprimé un souhait celui de quitter l'Union européenne et la responsabilité des politiques, qu'ils soient Britanniques ou Français, c'est de respecter ce souhait. Et de le respecter avec respect et sans mépris", a jugé l'ex-députée de la 3e circonscription des Français établis hors de France qui comprend la Grande-Bretagne.

Un vote qu'il faut "essayer de comprendre", selon Axelle Lemaire.  "C'est un vote de rejet, c'est un vote antisystème, c'est un vote de ras-le-bol, de défiance. Ce sont des gens qui disent, nous ne sommes pas bénéficiaires de la mondialisation", a-t-elle analysé.

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