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Le message brouillé de Nicolas Sarkozy

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La journée d’hier dédiée à l'Education devait être un moment fort dans la campagne du candidat-président. Mais ses déclarations sur la libération d’Edith Bouvier ont un peu gâché la journée.
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Radio France
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Nicolas Sarkozy a visité un internat d'excellence à Montpellier et a prononcé un discours sur son projet pour l'école. Mais ce qu'on retient, c'est cette annonce de la mise en sécurité d'Edith Bouvier, la journaliste française blessée en Syrie. Ce matin, on ne sait toujours pas où elle se trouve. Reste que par erreur, Nicolas Sarkozy a annoncé qu'elle était saine et sauve au Liban. Et très vite, le président de la République se rétracte en disant qu’il "n’est pas confirmé que Mme Bouvier est aujourd’hui en sécurité au Liban […] j’en suis confus".

Marysol Touraine, chargée des questions sociales dans la campagne de François Hollande estime que c'est une grave erreur : "Nous pourrions éviter de faire des coups médiatiques sur des affaires aussi sérieuses".

Du coup, le discours de Nicolas Sarkozy sur l'Education est un peu passé au second plan. Pourtant, le président en campagne espérait frapper fort, regagner la confiance des enseignants. Selon un sondage Ifop pour Le Monde, 46% des enseignant ont l'intention de voter François Hollande au premier tour de la présidentielle, contre 12% seulement pour Nicolas Sarkozy. Les intentions de vote pour le PS montent même à 79% au second tour, plus par anti-sarkozisme que par adhésion au projet socialiste selon ce sondage.

Alors, Nicolas Sarkozy avait soigné son message, annonçant vouloir augmenter de 500 euros le salaire des enseignants qui accepteraient de passer 26 heures dans l'établissement contre 18 heures de cours actuellement. Et surtout, il le martèle, personne ne peut s'accaparer les sujets éducatifs : "L’école appartient d’abord à toutes les familles de France qui lui confie leurs enfants".

Autre épisode de flou hier soir. Sur le papier, Nicolas Sarkozy devait annoncer que les professeurs des écoles seraient exonérés de la règle du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partants à la retraite. Une réponse à la proposition de François Hollande qui propose 60.000 postes supplémentaires dans l'éducation, Essentiellement à destination du primaire. Problème, Nicolas Sarkozy n'a pas dit ce qui était écrit. Et c'est son entourage qui est venu ensuite confirmer cette proposition aux journalistes.

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