L'interview politique, France info

Florian Philippot : "Le terrorisme peut s'exprimer par des actes individuels"

Invité de France Info ce mercredi, le vice-président du Front national, Florian Philippot, est revenu sur les événements de ces derniers jours. Pour lui, l'hypothèse terroriste doit être prise en compte pour Dijon. Par ailleurs, il revient sur les révélations sur sa vie privée en excluant un règlement de compte interne au FN.

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Invité de France Info ce mercredi, le vice-président du FN, Florian Philippot, reconnaît que les évènements de ces derniers jours à Joué-les-Tours, Dijon et Nantes n'ont pas de lien entre eux "formellement ". "Mais vous savez qu'aujourd'hui, le terrorisme peut s'exprimer d'une autre manière, par des actes individuels. Je crois que Joué-les-Tours et Dijon relèvent d'une conséquence de l'islamisme radical ". Une position qui tranche avec le reste de l'échiquier politique, qui appelle à la retenue et au discernement concernant les trois attaques qui ont eu lieu ces derniers jours en France.

"On doit ouvrir toutes les hypothèses"

Reste qu'à Dijon, les témoignages divergent sur la réalité du cri "Allahu Akbar" qu'aurait poussé l'automobiliste qui a fauché sept personnes : "On doit rester prudent bien évidemment mais on doit ouvrir toutes les hypothèses et on ne doit rien fermer pour des raisons simplement idéologiques ". Et la première mesure qu'il prône, c'est la fermeture des frontières et la fin de l'espace Schengen, vieille revendication du FN. Même si en l'occurrence, l'agresseur des policiers de Joué-les-Tours n'a jamais quitté la France. Et il accuse le gouvernement de faire de la démagogie et de la communication en renforçant les patrouilles Vigipirate.

"Je ne suis pas la première victime de ce genre de magazine, la presse "torchon".

Sur la révélation de son homosexualité par le magazine Closer , il réfute toute idée d'une "taupe" au FN, qui aurait donné l'information à la presse à cause de rivalités internes au sein du parti : "Je ne suis pas la première victime de ce genre de magazines, la presse "torchon". C'est simplement de la violation de la vie privée, de la traque ".

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