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Crise boursière, rigueur budgétaire à l'Assemblée et Hollande en hausse dans un sondage France Info

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La classe politique s'exprime largement aujourd'hui, au lendemain d'une journée noire sur les bourses mondiales qui fait trembler la planète. Valérie Pécresse, Jean-Louis Borloo, Segolène Royal y vont de leurs solutions. _ Également dans les préoccupations des hommes et femmes politiques : le débat parlementaire sur le plan de rigueur qui commence aujourd'hui et qui divise la majorité. _ A la "une" aussi : François Hollande qui creuse l'écart avec Martine Aubry dans la course à la présidentielle d'après un sondage Ipsos pour France Info.
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Radio France
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La crise financière qui s’étend : les hommes politiques peuvent-ils y faire quelque chose ?

Alors que les bourses mondiales ont une fois de plus paniqué hier, et que la Grèce s’enfonce, que fait le pouvoir politique, à supposer qu’il ait une capacité d’action sur ces emballements irrationnels et imprévisibles. Ce sera l'un des thèmes de cette élection présidentielle.

Ce matin, que disent les responsables politiques ?

Du coté du gouvernement, l’objectif, c’est avant tout de rassurer. Valérie Pécresse la ministre du budget s’y emploie, sur Canal+ : "sur la Grèce, nous serons le premier gouvernement de la zone euro à présenter aujourd’hui au parlement le plan de sauvetage.. ".
Sur France Info, Jean-Louis Borloo estime qu’il aurait fallu réunir les parlements dés cet été pour se pencher sur la crise financière.
_ Du coté de l’opposition, la socialiste Ségolène Royal envisage, elle, sur France Inter, des mesures coercitives contre les banques : "il faut interdire aux banques de spéculer sur la dette des états ... il faut obliger les banques par une réforme de leurs statuts à faire en sorte qu’elles viennent financer le développement économique et non pas alimenter la spéculation internationale".

Plan de rigueur à l’Assemblée : la majorité saura-t-elle rester unie ?

La tentation est grande pour certains députés UMP de détricoter le plan d'austérité de François Fillon. 2012 est une année d'élection présidentielle, mais aussi législatives. A 9 mois du scrutin, les députés UMP voient d'un mauvais œil les mesures censées remplir les caisses de l'Etat, mais vider - un peu - les poches de leurs électeurs.

Après les parcs à thème, les plus-values immobilières

_ Le top départ a été donné ce week-end par l'ex-premier ministre Jean-Pierre Raffarin qui a obtenu l'abandon de la hausse de la TVA sur les parcs à thèmes. Pourquoi pas nous, lancent ses collègues à l'Assemblée et au Sénat : exemple, la taxation accrue des plus-values immobilières. Le député-maire de Nice Christian Estrosi a manifestement obtenu gain de cause. Selon les derniers arbitrages rendus hier soir, le gouvernement aurait accepté que ces plus-values soient exonérées d'impôt lorsque le bien vendu est détenu depuis plus de 30 ans.

La gauche ironise

"La majorité est en train de détricoter un plan de bric et de broc", prévient François Hollande..
Même discours à l'Assemblée. Le patron des députés PS Jean-Marc Ayrault, ce matin sur I-Télé, estime que "c’est toujours le mêmes qui paient ; les classes moyennes et les classes populaires ; c’est plutôt des rustines et des raclages de fond de tiroirs ; les vrais problèmes ne sont pas réglés".
_ Pas d’accord, dit le ministre de l'économie François Baroin sur Europe 1 : "12 milliards d’économie, çà n’a jamais été fait dans les 50 années écoulées".

Hollande grimpe !

C’est ce que révèle le Baromètre sur la présidentielle réalisé par Ipsos et Logica business consulting pour Radio France, Le Monde et France Télévisions.

Hollande crédible sur la dette et les déficits

Dans cette enquête, il ressort que François Hollande est jugé le plus crédible des candidats à la présidentielle sur les déficits et la dette : 43% contre 36% à Nicolas Sarkozy.

Hollande devant Aubry dans la course à l’Elysée

François Hollande qui est aussi en tête dans la course à la présidentielle . Au premier tour de la présidentielle, l’élu de Corrèze devancerait plus largement Nicolas Sarkozy en obtenant 30% des voix, contre 27% à Martine Aubry. Nicolas Sarkozy obtient 22 à 23% des intentions de vote, Marine le Pen serait 3ème, avec 17 à 18% des voix.
_ La nouveauté de ce sondage c’est aussi que François Hollande rassemble davantage à gauche et surtout dans l’électorat socialiste que Martine Aubry.

Trop de candidats au centre ?

Dans notre baromètre Ipsos, le centre est crédité de 16 à 17% des intentions de vote, tous candidats confondus : Jean-Louis Borloo, François Bayrou, Dominique de Villepin. Un trop plein de candidats et une bataille du centre qui pourrait nuire à celui qui, au final, sortira du lot ?
_ Question posée ce matin à Jean-Louis Borloo sur France Info : "Il n’y a pas de bataille du Centre... Quand les français vont se mettre en réflexion pour l’avenir, ils ne vont pas se dire +le Centre c’est untel, c’est bataille d’égo+... La question c’est +Comment on traite les trois problèmes fondamentaux : L’éducation, l’habitat et l’emploi+"

Jean-Louis Borloo, qui inaugure ce soir les nouveaux locaux de son association Oxygène, qui regroupe ses sympathisants. Un vrai QG de campagne de plus de 1000 m2 dans le 3ème arrondissement de Paris.

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