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Après le PS, au tour de l'UMP de faire sa rentrée politique

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C'est à Marseille, dans la ville de Jean-Claude Gaudin, que le parti de la majorité organise son Campus. Trois jours de débats et de discours qui se refermeront dimanche par les allocutions de Jean-François Copé et François Fillon. Quelque 6.000 militants sont attendus. Le parti a battu le rappel des troupes pour ce rendez-vous placé d'après son secrétaire général sous le signe du rassemblement et de l'unité.
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Radio France
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Voilà donc Marseille, "contrepoint" parfait de La Rochelle d'après Jean-François Copé qui a même prévu de diffuser un clip avec les phrases les plus croustillantes du week-end dernier du type : "Le temps n'est pas aux chochottes" du tonton flingueur Cambadelis. Jean-François Copé qui en fait des tonnes sur ce thème depuis le début de la semaine, alors que malgré quelques petites phrases, l'université d'été du PS a été plutôt pacifique. Le patron de l'UMP qui avait dénoncé, tout en mesure, "des images d'une violence absolument démentielle".

L'unité affichée par l'UMP ne masque pourtant pas des divisions

Derrière le "tout va bien madame la marquise" se cachent de nombreuses divergences internes. De l'augmentation de la TVA dans les parcs d'attraction à la taxe sur les hauts revenus, en passant pas la possible remise en cause du système d'indemnisation chômage prôné par Bruno Lemaire, le Monsieur projet de l'UMP. Les sujets de friction ne manquent pas. Illustration d'une ligne politique contestée, notamment pas les gaullistes sociaux qui regrettent la place trop importante accordée à la droite populaire, la droite de l'UMP. Illustration aussi des critiques sur la gestion même du parti, notamment de ceux qui ont été évincés par Jean-François Copé. C'est le cas de Dominique Paillé, ancien porte-parole de l'UMP, tout juste débarqué de l'Office de l'immigration par Nicolas Sarkozy alors qu'il soutient désormais Jean-Louis Borloo. "Jean-François Copé est un excellent président de Génération France, son club pour accéder à la présidence de la République en 2017, et il se sert habilement de l'UMP comme d'une succursale à cet effet", commente Dominique Paillé qui n'a pas l'intention "d'accompagner Jean-François Copé à un éventuel succès électoral en 2017, à défaut, pour ce qui le concerne, de pouvoir se présenter en 2012".

Et Jean-François Copé de son côté a tenté de recoller les morceaux en déjeunant avec un autre de ses détracteurs cette semaine. Christian Estrosi, qui est lui toujours à l'UMP. Il y avait urgence. L'ancien ministre de l'Industrie organise le week-end prochain une réunion publique à Nice, officiellement pour contrer le FN qui tiendra son université d'été. Mais vu la liste des invités - Bertrand, Wauquiez, Kosciusko-Morizet -, le rendez-vous avait pris des allures de meeting anti-Copé.

En bref, au PS François Hollande creuse l'écart avec Martine Aubry

Hollande +2, Aubry -4. C'est le résultat du dernier baromètre Opinion Way pour le Figaro et LCI. Le député de Corrèze recueille 44% des intentions de vote chez les sympathisants de gauche, la première secrétaire du PS 30%. Pas de changement pour Ségolène Royal qui stagne à 13%, à 5 semaines du premier tour de la primaire.

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