Reprise de la papeterie Chapelle Darblay : "On ne va pas renoncer", affirme Jean-Luc Petithuguenin, président de Paprec

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Le site normand, qui accueillait une grande usine de recyclage de papier, est au cœur d'un imbroglio. Choisi pour le reprendre, le groupe Paprec maintient son offre, malgré l'opposition de la métropole de Rouen. 

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Radio France
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Jean-Luc Petithuguenin, président de Paprec, lors de  Inauguration du centre de tri des dechets SMDO de Villers Saint Paul le 14 juin 2019. (FRED HASLIN / MAXPPP)

Que va devenir le site de la Chapelle Darblay, à Grand-Couronne, près de Rouen ? Le groupe UPM souhaite vendre ce fleuron du recyclage de papier au groupe Paprec. Mais la métropole de Rouen s’y oppose et veut faire jouer son droit de préemption. Elle voudrait ensuite revendre le site au groupe Veolia, qui développe un autre projet. Invité éco de franceinfo lundi 18 octobre, le fondateur de Paprec, Jean-Luc Petithuguenin, maintient sa position : "C’est sûr, on ne va pas renoncer."  

UPM a annoncé en 2019 la vente de l’usine. Depuis, il a supprimé 228 emplois. Paprec propose de relancer une activité à Grand-Couronne, mais dans un domaine différent. Il propose d’y "recycler tous les produits : le bois, la ferraille, les métaux, le papier, le plastique, etc." Mais selon lui, l’usine doit abandonner son activité papetière. Paprec s’est associé à un groupe normand, Samfi, qui souhaite produire de l’hydrogène "vert" à Grand-Couronne.  

Deux offres industrielles opposées  

Face à lui, un géant a déposé, in extremis, une offre de reprise. Le groupe Veolia, leader mondial de l’eau et des déchets, se dit prêt à relancer l’activité papetière à la Chapelle Darblais, en recyclant le papier pour produire du carton d’emballage. Il s’allierait, pour cela, au papetier Fibre Excellence. Jean-Luc Petithuguenin ne croit pas à ce projet "à cet endroit-là" : "Le papier pour le carton, c’est saturé en Normandie ! (…) Pendant deux ans, tous les groupes papetiers l’ont étudié et personne n’a voulu le prendre."  

Les dirigeants de Paprec vont devoir convaincre leurs interlocuteurs normands, ainsi que le gouvernement. "Nous retournons voir et la CGT, et le gouvernement, et la mairie de Rouen. On va essayer d’expliquer pourquoi notre offre est pertinente, pourquoi cette usine dans cinq ans sera une fierté nationale," conclut Jean-Luc Petithuguenin.

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