L'interview éco, France info

"Le prélèvement à la source va représenter un surcroît de travail pour les entreprises", selon une fiscaliste

La mise en place du prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu est prévue au 1er janvier 2019.

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Nadia Hamya, associée chez Taj, cabinet de conseils en matière de fiscalité, invitée de l\'interview éco le 13 décembre 2018.
Nadia Hamya, associée chez Taj, cabinet de conseils en matière de fiscalité, invitée de l'interview éco le 13 décembre 2018. (FRANCEINFO / RADIOFRANCE)

Cela va être une des révolutions du début de 2019. Le prélèvement à la source va entrer en vigueur. Désormais, ce sont donc les entreprises qui vont se substituer au percepteur pour prélever l’impôt. Une réforme qui devrait bien se passer dans les grandes entreprises qui s’y préparent depuis des mois, estime Nadia Hamya, associée chez Taj, cabinet de conseils en matière de fiscalité.

L'inquiétude des patrons de PME

En revanche, dans les PME, la situation risque d’être beaucoup plus confuse. Le cabinet Taj a réalisé une enquête auprès d’un peu plus de 200 entreprises. Résultat, 73% de leurs dirigeants se disent inquiets, 86 % estiment que le prélèvement à la source va se traduire par un surcroît d’activité et 68% estiment que cette mesure va leur coûter de l’argent. Ce que beaucoup d’entreprises ne voient pas suffisamment, en revanche, c’est que leur responsabilité va être engagée, explique Nadia Hamya : "En cas d’erreur, il y aura des pénalités financières et dans le cas où l’entreprise utiliserait le taux d’imposition autre que pour le prélèvement à la source, par exemple dans le cadre de négociations salariales, la responsabilité pénale du dirigeant sera engagée. Il faut donc faire très attention car c’est peut-être un élément qui a été moins anticipé par les entreprises", note-t-elle.

Nadia Hamya, associée chez Taj, cabinet de conseils en matière de fiscalité, invitée de l\'interview éco le 13 décembre 2018.
Nadia Hamya, associée chez Taj, cabinet de conseils en matière de fiscalité, invitée de l'interview éco le 13 décembre 2018. (FRANCEINFO / RADIOFRANCE)