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Daniel Fava (Eni) : "Le prix du gaz augmentera encore dans les années qui viennent"

Les tarifs règlementés du gaz augmentent jusqu’à 6% ce mois-ci. Pour le directeur général d’Eni, principal rival d’Engie en France, la concurrence permet de faire baisser les prix, mais à long terme, le gaz va continuer à augmenter.

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Daniel Fava, directeur général d’Eni en France, le 1er novembre 2018.
Daniel Fava, directeur général d’Eni en France, le 1er novembre 2018. (RADIO FRANCE / FRANCEINFO)

Les prix du gaz poursuivent leur hausse. En ce 1er novembre, l’augmentation est d’1,9% pour les foyers qui utilisent le gaz uniquement pour la cuisson, de 3,6% pour ceux qui utilisent le gaz en cuisine et pour l’eau chaude et de 6% pour les foyers qui se chauffent au gaz. Cette hausse ne concerne que les "tarifs réglementés de vente", proposés essentiellement par l’opérateur historique, Engie, l’ancien GDF-Suez. Ces tarifs sont appelés à disparaître en 2023.

Daniel Fava dirige en France le groupe Eni, géant italien de l’énergie et principal concurrent d’Engie sur le marché français. Il rappelle que "le gaz est un marché mondial" et la demande chinoise, de plus en plus importante, tire les prix vers le haut. En conséquence, "il faut s’attendre forcément à des augmentations dans les années qui viennent".

Un opérateur en croissance

Selon Daniel Fava, Eni, arrivé en France en 2012, a déjà conquis plus d’un million de clients : environ 700 00 dans le gaz et environ 400 000 dans l’électricité. L’opérateur vise deux millions de clients, en France, en 2022-2023. Il met en avant ses formules à prix fixe, à trois ou quatre ans, "avec une offre à -15% par rapport à celle d’Engie". D’après lui, Eni, un des leaders européens du gaz, réussit à "optimiser de manière plus performante" ses approvisionnements.

Le médiateur national de l’énergie reproche régulièrement à Eni ses problèmes de facturation. Des consommateurs se plaignent aussi de démarchages abusifs. Pour Daniel Fava, les problèmes concernent "moins d’1% des clients". Le directeur général d’Eni les explique par "la forte croissance" du groupe en France et s’engage à les corriger.

Daniel Fava, directeur général d’Eni en France, le 1er novembre 2018.
Daniel Fava, directeur général d’Eni en France, le 1er novembre 2018. (RADIO FRANCE / FRANCEINFO)